mardi 15 octobre 2019

Violences faites aux femmes : où en est-on à Levallois ?


Plus d’une centaine de femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l’année 2019.

Le temps où l’on nommait cela un crime passionnel dans la rubrique « faits divers » est heureusement révolu. Désormais chacun sait qu’il s’agit de féminicides : ces femmes ont été tuées en raison de leur condition féminine.
 

Au-delà des mots, les pouvoirs publics se sont emparés de cette question depuis plusieurs années : des procédures judiciaires urgentes d’éloignement du conjoint violent et d’attribution du domicile à la femme victime ont été créées, un numéro d’alerte d’urgence a été mis en place, les acteurs sociaux ont été formés au recueil de la parole…

Mais il manque encore tant de moyens financiers pour que ce système imaginé afin d’éviter le pire soit complètement efficient. Cet argent est nécessaire :

-       pour qu’il y ait plus de Juges et de Greffiers pour tenir plus audiences urgentes et rendre des ordonnances de protection des victimes ;

-       pour que les décisions de justice d’éloignement du conjoint violent et d’attribution du logement à la victime puissent être exécutées par la force publique ;

-       pour que les services de Police et de Gendarmerie aient les effectifs suffisant et les moyens de recueillir la parole des femmes victimes ;

-       pour que tous les médecins, magistrats, forces de l’ordre, acteurs sociaux suivent une formation obligatoire en la matière ;

-       pour que tous les jeunes soient sensibilisés à cette question et au devoir de dénoncer les faits de violence dont ils ont connaissance.

 
Les communes peuvent prendre leur part dans ce combat. Nous avons demandé à plusieurs reprises que Levallois mette à la disposition des victimes des appartements relais. Deux ou trois suffisent dans une ville de la taille de la nôtre. Ils permettraient de recueillir en urgence une femme victime de violence avec ses enfants si elle en a, le temps que la décision judiciaire intervienne.

Cela nous a toujours été refusé.

 
Dans l’extrême urgence sociale, Levallois pourrait aussi être exemplaire, en ouvrant des places pour les femmes sans domicile fixe au relais de sans-abris rue Anatole France. Dormir dans la rue est évidemment facteur d’un risque supplémentaire de violences.

Nous demandons cela depuis plus de 15 ans. Quand serons-nous entendues ?

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

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