mardi 2 avril 2019

Budgets participatifs : et si les levalloisiens décidaient


L’actualité est formelle : les Français veulent plus de démocratie. Le Grand Débat aurait pu être l’occasion d’une vraie démocratie participative, mais il a surtout été l’occasion d’une campagne pour LREM aux frais du contribuable.

Un peu partout en France, des initiatives de démocratie participative ont déjà fleuri. Comme bien souvent, ce sont les collectivités locales qui les organisent pour que les citoyens prennent en main leur avenir par des initiatives créatives sur le plan économique, social ou encore environnemental.

Depuis 2008, nous avions demandé que soient créés des conseils de Quartier à Levallois-Perret. Ils ont été finalement mis en place en 2014. Ils devaient être un espace de parole citoyen et libre, qui soit force de proposition. Il n’en a hélas rien été. Les adjoints de la majorité en charge contrôlent les questions, le choix des intervenants et sont loin d’observer le devoir d’objectivité qui leur incombe. Une antenne de propagande des troupes de M. Balkany, voilà ce qu’ils en ont fait.

Plusieurs villes de France ont instauré des budgets participatifs. Des villes proches de la nôtre l’ont déjà expérimenté : La-Garenne-Colombes, Montreuil, par exemple, et bien sûr Paris. En tout ce sont 14 villes du 92 qui se sont lancées. Il s’agit dans un premier temps de permettre aux habitants de soumettre des projets en ligne à partir d’un budget débloqué par la municipalité : amélioration du cadre de vie, aménagements, végétalisation, espaces de solidarité… Les idées ne manquent pas ! Des idées qui viennent du terrain, du vécu et des compétences de chacun. Puis les habitants sont invités à voter pour les projets proposés. Ceux qui ont obtenu le plus de suffrages peuvent être ensuite débattus au Conseil Municipal et inscrits au budget primitif de la ville pour l’année suivante.

Nous avons soumis plusieurs fois l’idée d’une telle expérimentation à Levallois-Perret, mais les élus de la majorité s’y opposent catégoriquement. Ce serait « illégal ». On en rirait presque quand on sait QUI s’insurge de l’illégalité (toute théorique) de ce qui est fait de l’argent du contribuable. Une fois de plus, la parole est confisquée aux Levalloisiens, ainsi que leur droit de regard sur ce qui est fait de l’argent de leurs impôts.

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