vendredi 15 juin 2018

"Et bien chantez maintenant "

Avec le printemps est arrivé à Levallois le temps des préinscriptions pour les activités de la rentrée 2018. Certains mélomanes remarqueront la suppression des cours de composition musicale classique,  de chansons, de musiques de films,...

Stéphane Decreps, adjoint au Maire à la Culture, a invoqué des raisons budgétaires. « La composition n’est pas ce qu’il y a de plus utile » a-t-on dit aux enseignants. Les finances de la ville sont pourtant régulièrement présentées par la majorité municipale dans ce magazine comme parfaitement maîtrisées, à coups de doubles pages savamment illustrées de graphiques.

 

Comment expliquer alors cette fermeture ? Ce ne sont pas quelques grossiers graphiques et quelques schémas fumeux voire malhonnêtes qui pourront masquer la situation catastrophique des finances de la ville : la dette faramineuse de Levallois n’est plus un secret, et ce sont tous les services aux personnes et les loisirs qui en pâtissent.

 

Faire des économies, augmenter certains tarifs, cela pourrait s’entendre si ces décisions étaient justes et équilibrées, résultant d’un projet global soigneusement réfléchi.

 

Ces cours de composition ne comportaient pas moins d’effectifs que les cours d’instruments et ne nécessitaient pas de coût matériel exorbitant (un PC et un logiciel coûtant 400 € par an, utilisés par tous les élèves). Leur suppression s’est donc faite pour d’obscures raisons, sans aucune consultation.

Ces classes étaient rares en France et participaient au rayonnement de notre ville, de son Conservatoire, de la créativité de ses élèves et de leurs professeurs.

Pourtant M. Decreps l’a vociféré au dernier conseil municipal : il assume pleinement cette décision.

 

Une façon de procéder qui n’a rien de nouveau ! Car c’est bien toute la Culture à Levallois qui est moribonde.

Comment oublier la fermeture de la bibliothèque Gabriel Péri en 2015 ? La méthode fut la même : précipitation, absence de communication, arguments bancals. « Vive la dématérialisation ! » nous avait-on dit. M. Decreps va-t-il à présent proposer des cours de composition en ligne via la coquille vide qui sert d’application mobile à la ville ? Ou via son site Internet lent comme de la mélasse en hiver ?

Voilà qui serait le point d’orgue d’une lente érosion : celle de services rabotés, du Sport amateur délaissé, d’une Culture bradée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire