mercredi 1 février 2017

L'aveu.

Et à la septième mise en examen, Patrick Balkany, Député votant l’impôt, Maire fixant les taxes locales et décidant des dépenses, se reposa : il avoua qu’il possédait des comptes bancaires à l’étranger non-déclarés. C’était le 5 octobre 2016, année du vingtième anniversaire de sa première condamnation, dans le bureau d’un Juge d’instruction parisien.
 

Voilà donc notre Maire, toujours soutenu par 40 élus municipaux levalloisiens sur les 49 composant le Conseil municipal de Levallois, qui reconnaît qu’il ne contribue pas aux charges publiques, et apporte à cela une explication familiale aussi étonnante d’impudeur, qu’indigne. Aller jusqu’à blanchir son linge sale en famille, il fallait oser.
 

Que faut-il de plus pour que cette solidarité d’élus de la majorité fondée, et chacun le sait, sur un pacte autant paternaliste que clientéliste, se rompe enfin ? Tous les français participent à hauteur de leurs facultés contributives aux charges publiques, tous les Levalloisiens paient leurs impôts locaux et avec beaucoup plus de difficulté ces derniers temps, compte tenu des montants atteints localement.
 

Qui parmi ces 40 soutiens aura suffisamment de dignité pour dire aux Levalloisiens qu’ils se sont trompés, que ceux qui gèrent leur ville depuis 1983 leur ont menti sur ce qu’ils étaient, sur qui ils étaient ? Qui aura le courage de leur dire qu’ils dépensent allègrement l’argent du contribuable sans eux-mêmes mettre au pot dans une gabegie que nous avons maintes fois dénoncée ? A Levallois, où les épiphanies tardives semblent devenir la norme, peut-on enfin espérer un réveil de la majorité municipale ?


A l’aune de cet aveu, c’est toute une ligne de défense fondée sur l’absence de préjudice pour les Levalloisiens qui se fissure : évidemment il y a un préjudice pour les contribuables du fait que d’autres ne règlent pas d’impôts sur les fonds qu’ils détiennent à l’étranger et qu’ils cachent au fisc. Non, Monsieur Balkany, payer des impôts n’est pas être victime d’un “véritable hold-up”.
 

Le coût de la fraude fiscale, c’est 80 milliards d’euros par an en France, précisément le montant du déficit public de l'Etat. Il serait bon que notre Député-Maire fasse preuve d’un peu plus d’humilité la prochaine fois qu’il évoquera le sujet de l’endettement public, qu’il s’agisse de celui de Levallois ou de celui de notre pays.

 
Plus que jamais, comme nous l’avons déjà fait en Conseil municipal, dans la presse, et dans toutes nos interventions, nous appelons à son départ, que cela soit spontané ou par la voie des élus qui le soutiennent encore, par son parti qui se dit républicain, ou encore par une décision de révocation du Premier ministre.

 
Levallois doit tourner la page et retrouver la sérénité.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire