dimanche 5 juin 2016

A Levallois, le pire n'est jamais sûr, il est certain.

Les rapports de la Chambre Régionale des Comptes se suivent et se ressemblent : salaires démesurés pour quelques-uns, avantages indus pour leurs proches, opacité, opérations à risques non maîtrisés... 

Ces pratiques sont celles que nous dénonçons et qui chaque fois qu’elles sont révélées nous invitent à poursuivre le combat contre le Maire et sa majorité LR, UDI, PCD.

Le dernier rapport concerne la SCRIM, SARL filiale de la SEMARELP, elle-même détenue par la Ville, dont nous verrons dans un prochain rapport, comme dans un feuilleton, qu’elle n’est pas exempte d’irrégularités de gestion non-plus.

Voici ce que les magistrats ont relevé. Les personnages, vous les connaissez, ils sont les sinistres acteurs mis en examen des affaires judiciaires levalloisiennes : 

« Dans le cadre du projet dit des « Tours de Levallois », la Scrim Île-de-France a aussi eu une activité de portage de droits à construire. La défaillance de l’investisseur qui devait les lui racheter a généré une perte cumulée d’un montant de 11,5 M€ au cours des exercices 2009-2011.

La chambre avait, de fait, souligné en 2010 dans son précédent rapport d’observations, que « cette opération était porteuse de risque ». »

« Des transactions à l’avantage des gérants ou de leurs proches

Le coût total de la rémunération et des avantages versés aux cogérants de la société a varié de 2009 à 2014 en fonction de l’intéressement aux résultats de l’exercice antérieur. Il a atteint son maximum en 2012 : les charges, au titre de la gérance, ont alors représenté près de 800 000 € (en hausse) alors que la même année, la Scrim Île-de-France subissait une perte d’exploitation de presque 600 000 €.

Les cogérants ont retiré d’autres bénéfices de l’exercice de cette responsabilité. Une société civile immobilière (SCI) créée par l’un des cogérants, M. Aubry, a ainsi acheté en 2010 à la Scrim Île-de-France des droits à construire à un prix inférieur de 20 % à ceux du marché, soit une moins-value de 85 000 € pour la filiale de la Semarelp.

L’autre cogérant, M. Perez, a obtenu que la société revende trois appartements à ses filles et à une connaissance de M. Aubry à des prix inférieurs de 13 % à 28 % au niveau du marché soit, pour ces proches des cogérants, un avantage économique total de plus de 600 000 €. »

Ainsi, à Levallois la droite aux affaires et des affaires, chantre du libéralisme au niveau national, gère notre ville à la manière d'une autocratie en mettant en place une bureaucratie tentaculaire dont la mission consiste à capter le bien de tous au profit d’un clan ! 

La justice établira les responsabilités de chacun mais cela n'exonère pas les élus de leur responsabilité politique. 

L'argent avec lequel joue cette majorité, c'est votre argent et c'est aussi la dette d'aujourd'hui et de demain qui sera supportée par tous les levalloisiens, pour la jouissance démesurée de quelques-uns. 

samedi 4 juin 2016

TOUS COMPLICES ?

Notre député-maire cumule... une nouvelle mise en examen. « Déclaration mensongère de patrimoine », présument les juges. « Fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive », étaient les précédents délits évoqués.
 
Dans la même période, madame la première adjointe reconnaissait avoir menti à la justice et devait se soumettre à une caution de pas moins d’un million d’euros.
 
Pendant ce temps, monsieur le député-maire voyait son immunité parlementaire levée et son passeport repris.
 
Déjà, en 1996, ces deux-là avaient été condamnés pour « prise illégale d’intérêt » à une
peine d’emprisonnement avec sursis, et à l’inéligibilité pour monsieur.
 
Décidés à faire valoir le bien commun et l'intérêt des Levalloisiens, nous avons proposé au
Conseil municipal de voter un blâme à l'encontre du maire.
 
La majorité LR/UDI/PCD a unanimement rejeté cette proposition, et la prétendue opposition de droite ne l'a pas votée.
 
Nous avons donc été les seuls à voter ce blâme contre le maire au nom des valeurs de notre République face à Jean-Yves CAVALLINI, Sophie DESCHIENS, Jérôme KARKULOWSKI, Klaudia LAFONT, Bertrand PERCIE du SERT, Sylvie RAMOND, Stéphane DECREPS, Laurence
BOURDET-MATHIS, Christian MORTEL, Danièle DUSSAUSSOIS, Philippe LAUNAY, Olivia
BUGAJSKI, Pierre CHASSAT, Isabelle COVILLE, François-Xavier BIEUVILLE, Eva HADDAD,
David-Xavier WEISS, Agnès POTTIER-DUMAS, Bertrand GABORIAU, Frédéric ROBERT, Anne-
Lucie JEUDI DE GRISSAC, Anne-Catherine AUZANNEAU, Frédéric BELOT, Alain ELBAZ,
Martine ROUCHON, Giovanni BUONO, Ingrid DESMEDT, Philippe MOISESCOT, Ghislaine
KOUAMÉ, Lionel PENNERATH, Déborah ENCAOUA, Fadi ABOU-HANTOUS, Fabienne DELHOUME, Isabelle PEREIRA, Daniel PETRI, Karine VILLY, Jacques POUMETTE, Arnaud DE
COURSON, Frédérique COLLET, Michel GRALL, Nathalie MOTTEZ, Stéphane GEFFRIER,
Séverine LEVY et Catherine VAUDEVIRE.
 
Ces élus se rendent-ils complices par intérêt personnel ou bien par seule lâcheté ?
 
La majorité LR/UDI/PCD fut également complaisante face aux explications du maire lors du dernier Conseil municipal concernant l’épais rapport de la Chambre régionale des comptes qui pointait du doigt des comptes « ni sincères, ni réguliers », un déficit non comptabilisé de 117 millions d’euros, ainsi que de graves irrégularités dans la gestion des ressources humaines et dans la passation des marchés publics.
 
Ces élus attendent-ils une mise sous tutelle de la ville pour se désolidariser du clan Balkany ?
 
Il sera alors bien trop tard !
 
« Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre."
Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire