vendredi 2 décembre 2016

Une autre vérité, la leur.

Le numéro d’Info Levallois de novembre dernier était, peut-être plus qu’à l’accoutumée, un véritable règlement de comptes avec tous les adversaires de la majorité municipale, qu’ils oeuvrent dans les milieux politiques, médiatiques, ou -et pas des moindres- judiciaires !
 

Souvent présentés comme fâchés avec la France entière, les époux Balkany résistent donc, bravaches, dans un baroud d’honneur à un doigt du grotesque, véritable bras de fer dont l’issue ne fait plus aucun doute pour personne depuis des mois.
 

La majorité municipale a ainsi proposé une autre vérité sur un large éventail de thèmes locaux. Un exercice auquel les époux Balkany sont bien rodés. Souvenez-vous, à défaut d’avoir été un grand succès en librairie, le thème de la vérité alternative, traité par notre député maire dans son livre confession, aura été un succès de vente seulement dans les bibliothèques de Levallois.

 
Pêle-mêle, nous retrouvons donc parmi les thèmes :

- une dette structurelle toujours à un niveau record et jamais comblée ;
- une baisse des services aux Levalloisiens et une augmentation de tous les tarifs et des impôts ;
- une fuite des entreprises ;
- une fermeture des petits commerces ayant souvent du mal à pérenniser leur activité ;
- un isolement de la ville dû au seul fait que l’évocation du nom Levallois ne fait plus penser qu’à un mot : affaires.

 
Bien entendu, pour la majorité municipale, elle ne peut pas être la responsable de cette situation peu enviable et bien spécifique à Levallois. Selon le Maire et ses adjoints, il faudrait chercher ailleurs : le gouvernement, l’incompétence de la Chambre Régionale des Comptes, et une désinformation continuelle relayée par toute la presse nationale, ainsi que toutes les chaînes de télévision. Un terrible concours de circonstance aussi cruel qu’improbable.

 
Mention spéciale à l’instrumentalisation indigne du décès de Cécile Vannier en 2009, victime d’un attentat au Caire, pour nourrir une diatribe à l’encontre du système judiciaire français, par ailleurs très présent dans l’agenda du couple ces derniers temps.

 
Quel triste spectacle que ces deux sexagénaires, qui ont été parmi les plus proches amis d’un Président de la République, ne pouvant maintenant plus s’appuyer que sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter, et la complaisance d’un mensuel municipal pour relayer leur litanie et se justifier de l’injustifiable...

 
Mais le plus triste, c’est sans doute que cette propagande, ce sont les Levalloisiens qui la financent intégralement.

mercredi 2 novembre 2016

La jeunesse au secours de l'esprit citoyen !

Aujourd’hui, 49 jeunes Levalloisiens sont membres du Conseil Communal des Jeunes. Ils sont particulièrement présents et actifs dans la vie de notre ville et c’est toujours un plaisir de les retrouver au cours des commémorations citoyennes et lors des manifestations municipales. Par leur engagement ils témoignent de leur intérêt pour la chose publique et le bien commun, malheureusement trop souvent laissés de côté par leurs ainés du Conseil municipal. Le CCJ participe ainsi de la transmission et de la formation de l’esprit citoyen de la jeunesse.

La transmission de l’esprit citoyen trouve le plus souvent sa première voie dans les familles. Les écoles élémentaires, les collèges et le lycée de Levallois-Perret participent également dans le cadre des programmes scolaires à aiguiser la citoyenneté de nos enfants. Toutefois, le contexte de délitement du lien social, l’étiolement du lien entre l’individu et la nation conjugués à l’absence d’horizon européen font peser le risque funeste du repli sur soi.

Aussi et pour soutenir notre jeunesse, nous proposerons au conseil municipal la mise en œuvre d’un « passeport jeune citoyen » qui serait proposé à tous les élèves de CM2 de Levallois. Nous nous inspirons en cela de l’initiative de la municipalité LR de Talmont Saint Hilaire (85).  Ce dispositif serait mis en œuvre en lien avec les écoles élémentaires volontaires. Le « passeport jeune citoyen » reposerait sur deux logiques complémentaires : un enseignement théorique simple mettant en exergue les éléments fondateurs de la nation (Institutions, Justice, Sécurité sociale, valeurs) et une approche par l’expérience invitant nos enfants à expérimenter par des actes simples les valeurs les plus fondamentales de notre République telles la solidarité, la fraternité, la liberté, la laïcité. L’objectif poursuivi est de transmettre par l’exemple le fait que chaque individu par son comportement est acteur de la société. 

Parmi les expériences qui leur seraient  proposées : participer aux commémorations officielles, rencontrer nos forces armées, forces de police et de secours, participer aux activités des associations de solidarité ou de prévention, organiser des collectes en faveur de publics en difficulté, se soucier de nos ainés souvent esseulés en allant à leur rencontre régulièrement et en leur réservant des attentions ou des vœux à l’occasion des fêtes…

Nous espérons qu’une telle initiative sans esprit partisan saura recueillir l’adhésion de la majorité du Conseil municipal, à moins que la groupe LR/UDI/PCD ne craigne que cela ne puisse participer à former des jeunes gens honnêtes et donc incompatibles avec leurs pratiques. Nous souhaitons de tout cœur que le Conseil municipal puisse faire mentir Charles Peguy qui dans Notre jeunesse regrettait  « les fondateurs viennent d’abord, les profiteurs viennent ensuite ». 

lundi 3 octobre 2016

Quand il n'y en a plus, y'en a encore !

Faux et usage de faux, abus de confiance, escroquerie, corruption, mise en examen, renvoi en correctionnelle, financement illégal, évasion fiscale, blanchiment de fraude fiscale, réquisition, retrait d’immunité parlementaire, confiscation de passeports... N’en jetez plus ! C’est avec ce lexique à nul autre pareil que notre bonne ville de Levallois-Perret a une fois de plus été qualifiée tout au long de l’été grâce – si l’on ose dire – aux frasques et délits réels ou encore supposés par la justice de certains de nos édiles – et pas des moindres – ainsi que de membres de leur entourage familial et professionnel. C’est comme un puits sans fond. Ça ne s’arrête jamais !

Pendant ce temps-là, la gestion des affaires municipales reste toujours aussi volontairement opaque. Mépris et irrespect délibérés règnent au sein de l’assemblée communale. La démocratie est piétinée. Alors, une fois encore, nous nous adressons à nos collègues élus de tous bords, pour leur rappeler qu’il est de notre responsabilité collective de demander et d’obtenir des comptes, quant à la bonne et saine gestion des deniers publics municipaux et para-municipaux.

Nous en appelons aussi aux Levalloisiens pour leur dire et leur répéter qu’il ne suffit pas de se satisfaire de la propreté des rues et de la qualité des services publics (ce qui est la moindre des choses), mais qu’il faut aussi s’inquiéter de l’honnêteté et de la probité avec lesquelles l’action municipale est menée. Cette question de morale vaudrait bien, non pas une messe, mais une grande introspection générale.

Enfin, pour terminer sur une note plus optimiste, nous adressons un grand bravo à tous les sportifs levalloisiens, femmes  et  hommes, valides ou handicapés, qui ont représenté la France  aux jeux de Rio et ceux qui sont en revenus médaillés. Leur  ténacité, leur endurance, leur courage nous ont donné, sinon rendu, honneur et fierté ! 

lundi 5 septembre 2016

Levalloisiens, vous payez et ils en profitent !

Comment les élus de la majorité peuvent-ils encore soutenir Patrick Balkany ? La réponse nous est donnée par Jean de La fontaine dans le Loup et le chien : ces tempéraments sans grandeur trouvent leur récompense matérielle à servir leur maître, fut-il jusqu’au reniement de leur honneur.
 

Commençons par 6 adjoints au Maire ou Conseillers municipaux qui sont déjà indemnisés (et non salariés) pour l’exercice de leur mandat respectivement 1.600 € et 200 € par mois, ces 6 là sont aussi membres du Conseil d’administration de la SEMARELP, cette société de 50 salariés qui voit ses projets et comptes s’effondrer au plus grand mépris de l’argent public (100 millions d’euros de perte sur le projet des tours).

Chaque membre du CA perçoit 16.800 € par an, pour assister à 2 Conseils d’administration et se fendre cette année de son premier rapport…de 5 pages.

C’est presque équivalent à ce que touche un membre du CA du groupe Renault  (120.000 salariés, 45 milliards d’€ de chiffres d’affaires).

Quant à la première adjointe et épouse du Maire, elle bénéficie de 60.000 € en tant que Présidente du CA et d’un véhicule de fonction.

Les deux vice-présidents ne sont pas en reste : outre leurs 24.000 € par an, l’un des deux se fait rembourser 10.000 € de frais ce qui n’a pas manqué d’interroger la Chambre Régionale des Comptes.

 
Enfin, en 2009 alors que la perte de l’exercice était de 6,8 millions d’€, les cogérants Messieurs AUBRY et PEREZ ont bénéficié d’une prime exceptionnelle de 10.000 € et d’une augmentation de 30.000 € par an dès 2010, ainsi que d’une prime d’intéressement de 2 % du résultat comptable avant impôt.

En 2012, année d’une perte d’exploitation de 600.000 €, ils ont bénéficié à la SCRIM détenue par la SEMARELP, d’une augmentation colossale de leur rémunération qui a atteint pour M. AUBRY 25.000 € par mois et pour M. PEREZ 23.000 €.

En 2012 encore, Monsieur PEREZ a perçu au total 33.878 € par mois pour ses activités Levalloisiennes. Monsieur AUBRY, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale et corruption, a perçu 36.318 €. Oui, c’est bien par mois, et sur de l’argent qui est celui des levalloisiens.

Ainsi, plus Levallois perd, plus ses dirigeants sont rémunérés !

 
Lors du dernier conseil municipal, face à nos dénonciations, le Maire a chanté les louanges de ses amis pour les remercier de leur travail. Dans n’importe quelle entreprise privée, ils auraient été remerciés de façon beaucoup plus brutale.

 
On comprend pourquoi la fin du bal est attendue sereinement parmi les proches du Maire: les musiciens ont déjà été bien payés, en dépit de toutes leurs fausses notes.
 

La hausse de 10 % de la taxe d’habitation et de la taxe foncière n’est pas le fait de la péréquation ou des baisses de dotation de l’Etat. Elle est la conséquence de l’incompétence de la majorité de P. Balkany qui capte vos impôts et asservit la ville dans l’intérêt d’un clan.

 
Pour en finir de cette gestion opaque et calamiteuse, vos élus du groupe « Une autre histoire pour Levallois » s’engagent, eux, à mettre en place une gestion transparente et efficace des deniers communaux et  demandent plus que jamais à siéger dans tous les conseils d’administration des sociétés détenues par la Ville et dans ceux des associations, et ce à titre gratuit, afin de faire valoir l’intérêt général !

dimanche 5 juin 2016

A Levallois, le pire n'est jamais sûr, il est certain.

Les rapports de la Chambre Régionale des Comptes se suivent et se ressemblent : salaires démesurés pour quelques-uns, avantages indus pour leurs proches, opacité, opérations à risques non maîtrisés... 

Ces pratiques sont celles que nous dénonçons et qui chaque fois qu’elles sont révélées nous invitent à poursuivre le combat contre le Maire et sa majorité LR, UDI, PCD.

Le dernier rapport concerne la SCRIM, SARL filiale de la SEMARELP, elle-même détenue par la Ville, dont nous verrons dans un prochain rapport, comme dans un feuilleton, qu’elle n’est pas exempte d’irrégularités de gestion non-plus.

Voici ce que les magistrats ont relevé. Les personnages, vous les connaissez, ils sont les sinistres acteurs mis en examen des affaires judiciaires levalloisiennes : 

« Dans le cadre du projet dit des « Tours de Levallois », la Scrim Île-de-France a aussi eu une activité de portage de droits à construire. La défaillance de l’investisseur qui devait les lui racheter a généré une perte cumulée d’un montant de 11,5 M€ au cours des exercices 2009-2011.

La chambre avait, de fait, souligné en 2010 dans son précédent rapport d’observations, que « cette opération était porteuse de risque ». »

« Des transactions à l’avantage des gérants ou de leurs proches

Le coût total de la rémunération et des avantages versés aux cogérants de la société a varié de 2009 à 2014 en fonction de l’intéressement aux résultats de l’exercice antérieur. Il a atteint son maximum en 2012 : les charges, au titre de la gérance, ont alors représenté près de 800 000 € (en hausse) alors que la même année, la Scrim Île-de-France subissait une perte d’exploitation de presque 600 000 €.

Les cogérants ont retiré d’autres bénéfices de l’exercice de cette responsabilité. Une société civile immobilière (SCI) créée par l’un des cogérants, M. Aubry, a ainsi acheté en 2010 à la Scrim Île-de-France des droits à construire à un prix inférieur de 20 % à ceux du marché, soit une moins-value de 85 000 € pour la filiale de la Semarelp.

L’autre cogérant, M. Perez, a obtenu que la société revende trois appartements à ses filles et à une connaissance de M. Aubry à des prix inférieurs de 13 % à 28 % au niveau du marché soit, pour ces proches des cogérants, un avantage économique total de plus de 600 000 €. »

Ainsi, à Levallois la droite aux affaires et des affaires, chantre du libéralisme au niveau national, gère notre ville à la manière d'une autocratie en mettant en place une bureaucratie tentaculaire dont la mission consiste à capter le bien de tous au profit d’un clan ! 

La justice établira les responsabilités de chacun mais cela n'exonère pas les élus de leur responsabilité politique. 

L'argent avec lequel joue cette majorité, c'est votre argent et c'est aussi la dette d'aujourd'hui et de demain qui sera supportée par tous les levalloisiens, pour la jouissance démesurée de quelques-uns. 

samedi 4 juin 2016

TOUS COMPLICES ?

Notre député-maire cumule... une nouvelle mise en examen. « Déclaration mensongère de patrimoine », présument les juges. « Fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive », étaient les précédents délits évoqués.
 
Dans la même période, madame la première adjointe reconnaissait avoir menti à la justice et devait se soumettre à une caution de pas moins d’un million d’euros.
 
Pendant ce temps, monsieur le député-maire voyait son immunité parlementaire levée et son passeport repris.
 
Déjà, en 1996, ces deux-là avaient été condamnés pour « prise illégale d’intérêt » à une
peine d’emprisonnement avec sursis, et à l’inéligibilité pour monsieur.
 
Décidés à faire valoir le bien commun et l'intérêt des Levalloisiens, nous avons proposé au
Conseil municipal de voter un blâme à l'encontre du maire.
 
La majorité LR/UDI/PCD a unanimement rejeté cette proposition, et la prétendue opposition de droite ne l'a pas votée.
 
Nous avons donc été les seuls à voter ce blâme contre le maire au nom des valeurs de notre République face à Jean-Yves CAVALLINI, Sophie DESCHIENS, Jérôme KARKULOWSKI, Klaudia LAFONT, Bertrand PERCIE du SERT, Sylvie RAMOND, Stéphane DECREPS, Laurence
BOURDET-MATHIS, Christian MORTEL, Danièle DUSSAUSSOIS, Philippe LAUNAY, Olivia
BUGAJSKI, Pierre CHASSAT, Isabelle COVILLE, François-Xavier BIEUVILLE, Eva HADDAD,
David-Xavier WEISS, Agnès POTTIER-DUMAS, Bertrand GABORIAU, Frédéric ROBERT, Anne-
Lucie JEUDI DE GRISSAC, Anne-Catherine AUZANNEAU, Frédéric BELOT, Alain ELBAZ,
Martine ROUCHON, Giovanni BUONO, Ingrid DESMEDT, Philippe MOISESCOT, Ghislaine
KOUAMÉ, Lionel PENNERATH, Déborah ENCAOUA, Fadi ABOU-HANTOUS, Fabienne DELHOUME, Isabelle PEREIRA, Daniel PETRI, Karine VILLY, Jacques POUMETTE, Arnaud DE
COURSON, Frédérique COLLET, Michel GRALL, Nathalie MOTTEZ, Stéphane GEFFRIER,
Séverine LEVY et Catherine VAUDEVIRE.
 
Ces élus se rendent-ils complices par intérêt personnel ou bien par seule lâcheté ?
 
La majorité LR/UDI/PCD fut également complaisante face aux explications du maire lors du dernier Conseil municipal concernant l’épais rapport de la Chambre régionale des comptes qui pointait du doigt des comptes « ni sincères, ni réguliers », un déficit non comptabilisé de 117 millions d’euros, ainsi que de graves irrégularités dans la gestion des ressources humaines et dans la passation des marchés publics.
 
Ces élus attendent-ils une mise sous tutelle de la ville pour se désolidariser du clan Balkany ?
 
Il sera alors bien trop tard !
 
« Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre."
Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire

dimanche 1 mai 2016

Fusion 92 et 78 : discret mariage au parfum d’entre-soi ?


Moins d’un an après les dernières élections départementales, le Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick DEVEDJIAN, a initié à la surprise générale, avec son homologue des Yvelines, l’union de leurs deux départements et des sociétés d’économie mixte de développement local qu’ils dirigent. L’un comme l’autre comptent parmi les plus riches départements de France.

 

Ainsi, l’établissement public de coopération interdépartemental (EPCI) Hauts­-de-­Seine et Yvelines fait ses premiers pas. Sans concertation aucune. Les habitants, les personnels concernés, pas plus que les élus n’ont eu l’honneur ou l’avantage d’être consultés sur la création de cette structure juridique commune qui rassemblera plus de trois millions de citoyens ! On rétorquera qu’à notre époque, en matière d’union, la consultation n’est plus une obligation légale et que les économies d’échelle envisagées font que l’alliance s’annonce fructueuse. A voir.

 

Plus sérieusement, comment justifier le rapprochement entre ces deux édiles, celui des Hauts-de-Seine en tête ? Des projets politiques personnels inavoués plus ambitieux que la Métropole du Grand Paris se cacheraient-ils dans le trousseau ?

 

Ce mariage arrangé, loin de toute mésalliance avec un département plus modeste, devra finalement être validé par décret en Conseil d’Etat, sans aucune cohérence territoriale, sans appui des populations, sans fondement historique.

 

Quels sont les bénéfices pour Levallois-Perret dans cette fusion ? Nos conseillers départementaux, témoins de ce mariage, et qui n’en sont pas à leurs premiers mandats, ont-ils seulement défendu nos intérêts avant de porter un toast en l’honneur des futurs époux ? A défaut de consultation du conseil municipal sur le sujet, nous aurions pu au moins espérer qu’il en soit informé, sinon quelle serait pour eux l’utilité de cumuler des mandats de conseillers municipaux et départementaux ? Il était sans doute plus confortable et plus intéressant personnellement pour la suite de prêter allégeance, sans faire de vague, à l’autre Patrick des Hauts-de-Seine.

 

Sous le voile de la mariée se cache bel et bien un affront à la démocratie maquillé en mariage de raison. Mais qu’importe, pourvu que l’on reste entre-soi.

vendredi 1 avril 2016

Quand on aime on ne compte pas (avec l'argent des autres bien sûr)

Dans son dernier rapport d'observations sur Levallois, la Chambre régionale des comptes, juridiction financière parfaitement indépendante, a relevé de graves irrégularités sur les exercices et comptables des budgets 2007 et suivants de notre ville.


La Chambre dénonce des comptes « ni sincères, ni réguliers ».

Pourtant, les règles budgétaires et comptables qui s'imposent aux collectivités locales servent à garantir aux citoyens et aux contribuables la bonne gestion de l'argent public. Nous n’avons jamais cessé de dénoncer l’opacité de l’information fournie au Conseil municipal lorsqu’il doit se prononcer sur les orientations budgétaires ou voter le budget de la Ville.

 

Les mensonges de la majorité LR/UDI/PCD en matière comptable avaient-ils pour but de dissimuler une gestion désastreuse et une faillite évidente ? La majorité aurait en effet minoré la dette de la ville de 117 millions d'euros ! Dans le même temps, elle a accordé des heures supplémentaires au-delà du maximum légal et des primes injustifiées (et elles aussi illégales) à ses plus proches directeurs, passé des marchés publics que la Chambre qualifie de douteux, notamment celui avec Bygmalion qui aurait été « irrégulièrement exécuté tandis que les prestations sont incertaines ». S’ajoute une délégation de service public à LEVAPARC dans des conditions si favorables que son Directeur parvient à obtenir un salaire mensuel de 12.000 € par mois, versé par une société d’économie mixte détenue majoritairement par la Ville, ce qui pose évidemment question.


La réponse scandaleuse fournie par la mairie n'a apporté aucune explication à ces irrégularités identifiées par la CRC.

 

Nous ne cautionnons pas ce calcul malhonnête bafouant les règles de la République et constatons surtout qu’il s’avère mauvais ! La situation financière de Levallois est plus que préoccupante et la Chambre appelle à réduire le train de vie de la Mairie.


Derrière cette « insincérité des comptes » et ces gaspillages, il nous faut comprendre que les hausses d'impôt (+ 10 % du taux de la taxe d'habitation et de taxe foncière en 2015) et des tarifs municipaux viennent toujours ponctionner davantage les Levalloisiens en contrepartie de services qui se réduisent (fermeture de la bibliothèque Gabriel Péri, manque d'ATSEM à l’école maternelle, manque de cars pour les transports scolaires,...).

 

En nous appuyant sur l'article 110 de la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe), nous proposerons au Conseil municipal que notre ville soit candidate auprès du Ministre chargé des collectivités territoriales pour expérimenter des « dispositifs destinés à assurer la régularité, la sincérité et la fidélité des comptes des collectivités territoriales et de leurs groupements ».

 

Ainsi que la CRC a pu le constater, notre ville a été « créative » en matière de gestion pendant 30 ans. Essayons maintenant d’innover dans le bon sens !

samedi 27 février 2016

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur Levallois, Intervention d'Anne-Eugénie Faure lors du Conseil municipal du 15 février 2016

Monsieur le Maire, manifestement la fuite de ce rapport vous inquiète plus que l'hémorragie dans les comptes de la ville ?

 
Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les élus du Conseil municipal,

Mesdames et Messieurs les membres de la majorité municipale, c’est à vous que je m’adresse principalement ce soir.
 

"les comptes de Levallois-Perret entre 2007 et 2013 présentent 117 millions d'euros d'anomalies, durant cette même période les charges réelles de fonctionnement ont été multipliées par 3 tandis que les produits ont baissé et la capacité d'autofinancement nette demeure négative depuis 2010, cette absence de maîtrise des charges de fonctionnement a donc conduit à recourir massivement à l'emprunt. La dette est ainsi passée de 155 millions d'euros en 2000 à 595 millions d'euros en 2013."

(477 millions fin 2014)

Voici la conclusion de la Chambre régionale des comptes dans son rapport.


Depuis que je siège au sein de ce Conseil Municipal, depuis 2008, je n’ai cessé de vous alerter sur le fait que les comptes de Levallois sont insincères, que les procédures sont irrégulières, que la situation financière de notre ville est catastrophique, que notre ville est gérée par un clan et pour un clan.

Aujourd’hui, ce n’est plus seulement nous qui le disons, c’est la Chambre régionale des comptes, après des mois de travail sur les finances et le fonctionnement de Levallois.

 Ce ne sont pas, comme M. le Maire tente de le faire croire des partisans d’un bord politique, ce sont des magistrats indépendants, compétents. Ils vous avaient déjà épinglés en 2009, sous un gouvernement que l’on ne peut pas qualifier d’hostile à votre personne ni à votre tendance politique.

Toutes les collectivités locales font l’objet de rapport des Chambres régionales, jamais aucun n’a été aussi lourd que celui consacré à notre ville.

Aussi lourd car les recommandations faites en 2009 n’ont pas été suivies, aussi lourd car dans tous les domaines contrôlés les mêmes irrégularités et de nouvelles sont relevées.

 
Je me souviens en 2009, Madame Balkany m’avait demandé avec condescendance ce que faisaient les magistrats de la CRC s’ils constataient des illégalités. Elle se targuait ainsi que le Parquet n’ait pas été saisi à l’époque.

Eh bien désormais il l’est.

Car la situation de notre Ville est telle que des enquêtes sont en cours et que la tutelle préfectorale doit déjà être à l’étude.

 
Parmi tous les points relevés par la CRC je n’aborderai que les principaux, (à moins bien sûr que M. le Maire ne me laisse la parole 2 heures pour tous les aborder):

  • L’état catastrophique des finances et l’insincérité des comptes administratifs ;
  • La gestion des RH, les cargaisons d’heures supplémentaires et les primes touchées par les grands directeurs en heures supplémentaires illégales ;
  • Le fonctionnement opaque des associations financées par la ville pour démembrer ses services ;
  • Les procédures douteuses de passation des marchés publics, pour certains leur exécution irrégulière et leurs prestations incertaines.

 
Les seules vraies questions qui se posent, c’est combien de temps cela va encore durer et qui va payer pour tout cela ?

 

Monsieur le Maire Adjoint aux Finances, Monsieur le Maire Adjoint aux Associations, allez vous continuer à laisser la ville gérer ses services via des associations subventionnées qui ne sont soumises à aucun contrôle et laissent apparaître des anomalies de gestion que tous les levalloisiens supportent ?

Monsieur le Maire Adjoint au personnel, cautionnez vous toutes les irrégularités relevées tant dans les recrutements que dans les rémunérations du personnel municipal ?

 
Monsieur le Maire va partir, ce n’est qu’une question de temps. Mais vous, vous resterez et vous serez comptables de son bilan !

 
Alors, entrons dans le détail de ce rapport :

  1. Finances
-          Les documents fournis comme celui du Débat d'orientation budgétaire que nous critiquons tous les ans pour son insuffisance font l’objet de la même appréciation par la CRC (p. 18)

-          Les comptes produits par la commune comportent des anomalies significatives

-          117 millions de déficit sur 3 exercices ne sont pas apparus dans les documents financiers soumis au Conseil et déposés en Préfecture ( ce sont des provisions pour risques pour  la majeure partie qui auraient dû apparaître pour la sincérité des exercices présentés)

Vous avez beau nous expliquer que ce ne sont que des écritures comptables, c’est une question de transparence et de respect des règles comptables.

-          Les comptes de notre commune ne sont ni sincères, ni réguliers

 -          La SEMARELP fragilise les finances de la ville : si les ZAC ont un solde final déficitaire, il sera à la charge de la ville. Et pour le moment, elles sont toutes déficitaires.

Les Conseillers municipaux siégeant au Conseil d'administration ne font pas leur travail de rapport au Conseil municipal pendant qu’ils touchent de 7.000 à 11.000 € de jetons de présence tous les ans. (p. 19)
 
-          Nos marges de manœuvre financière sont considérablement réduites par votre gestion.

-          Notre capacité d’autofinancement n’a cessé de se réduire.

-          Le refinancement des emprunts toxiques dont vous nous aviez affirmé qu’ils n’existaient pas à Levallois a coûté 17,5 millions €. (p. 27 et 72)

-          Les impôts locaux sont bien plus élevés qu’ailleurs.

-          Les entreprises quittent la ville. (p. 60)

 
En conclusion sur la fiabilité des comptes de la commune, la Chambre indique

« les comptes ne donnaient pas l’assurance d’être sincères ni réguliers et ils ne reflétaient pas l’image fidèle de la situation financière et patrimoniale de la commune et du résultat de gestion ». (p46)

 
Et en réponse à cette situation :


2.      Les ressources humaines

-          La masse salariale augmente et cette augmentation est énorme en 2014 + 5,6 % (année d’élection).

 
-          Certains grands directeurs touchent des primes indues par exemple, ils ont  touché 1000 € par mois d’heures sup illégales (p. 82) et la Chambre invite à ce qu’ils remboursent.

 
-          Certains employés 336 sur les 2700 de la commune font entre 25 et 135 heures sup tous les mois, en particulier parmi vos proches où là on dépasse toutes les fantaisies, alors que la législation ne prévoit pas plus de 220 heures par an, soit 18,3 heures par mois. (p.84)

 
-          Les policiers municipaux bénéficient par contrat de 25 heures supplémentaires chaque mois, automatiquement, qu’elles soient faites ou non (p. 85)

 
3.      La gestion sous forme de délégation aux associations que nous dénonçons avec force est pointée du doigt.
 
-          18 millions d'euros par an pour des associations paramunicipales dont le fonctionnement est complètement opaque, aucun rapport sérieux au Conseil municipal. Les conseillers municipaux qui siègent dans les Conseils d'administration n’appartiennent qu’à la majorité.

Je vous les cite Levallois découverte, Levallois Communication, Levallois Culture, Levallois Information.

Aucune n’a le fonctionnement d’une réelle association : il n’y a pas d’adhérent, les bureaux sont composés de vos amis politiques ou de proches des élus de votre majorité.

Quant au LSC, le dernier rapport de la CRC du mois de juin 2015 avait déjà pointé l’interventionnisme démesuré de la Mairie sans aucun respect des règles de fonctionnement légal d’une association indépendante.


-          Vous employez un collaborateur qui est à la retraite de la fonction publique sur le compte d’une association comme conseiller aux relations internationales auprès du maire financé par une association paramunicipale (appelée Comité de jumelage, puis Comité d’échanges et de relations internationales et aujourd’hui Comité de développement économique et d’échanges internationaux de Levallois (CODEEIL)) dont nous dénonçons depuis des années le fonctionnement : 150.000 € de subvention municipale par an, la totalité de son budget.

Déjà, lorsqu’elle avait un budget de moitié inférieur, les missions qu’elles remplissaient étaient tellement opaques que vous commettiez un copier-coller du même rapport tous les ans pour lui attribuer la même subvention.

Puis cette subvention a doublé pour pouvoir permettre à cette association de salarier et défrayer votre collaborateur.


4.      Venons en maintenant aux marchés publics, qui doivent faire l’objet de procédure répondant à l’intérêt des habitants, pour déterminer le mieux disant au meilleur coût, en toute transparence et dans le respect de l’égalité entre les candidats.

 
-          Plusieurs marchés publics sont pointés comme ayant été passés dans des conditions plus que douteuses : l’entretien des bâtiments municipaux selon une procédure qui n’a permis de n’avoir que le choix d’une seule entreprise, mais aussi les réparations de véhicules effectuées sans procédure,

et en particulier un autre marché, le marché Bygmalion,

Je viens de lire votre interview dans le Parisien qui a été mise en ligne pendant votre exposé, n’allez pas nous dire que si ce n’était pas Bygmalion on n’en parlerait pas.
Cela voudrait dire en substance que ce marché n’est déploré que parce qu’il a été passé avec une société qui a attiré l’attention sur elle dans différentes affaires judiciaires et de financement politique.

La question est de savoir s’il est conforme à l’intérêt des levalloisiens ou pas.

Mais il s’avère que l’analyse des offres a été orientée, les rapports d’analyse des offres plusieurs fois modifiés.
Et les prestations facturées et payées dont nous avions tous constaté l’indigence et le caractère politique dédié à l’UMP lors du Conseil municipal de juin 2014 interrogent également la Chambre.

Selon elle, le marché BYGMALION a été « irrégulièrement exécuté tandis que les prestations sont incertaines ».

 


En conclusion sur la situation de notre ville, les magistrats de la Chambre rappellent que toutes les collectivités locales sont soumises aux mêmes contraintes budgétaires. Vous n’avez pas anticipé ni modifié votre gestion.

Maintenant, il va falloir réduire le train de vie, comme le conseille la chambre.

 
Et choisir comment le faire, car c’est là que les levalloisiens vous attendent : allez vous continuer à réduire les services, à augmenter les tarifs et les impôts pendant qu’une gestion aussi désordonnée règne en mairie ?

 

Alors mesdames et messieurs les membres de la majorité municipale, allez vous encore donner quitus à ce Maire qui gère aussi mal la ville et qui vous entrainera inexorablement dans sa chute ?

Alors mesdames et messieurs les membres de la majorité municipale, allez vous encore donner quitus à ce Maire qui fait de notre ville la risée de la France entière.


Monsieur le Maire va partir, ce n’est qu’une question de temps. Vous resterez et serez comptables de son bilan.

mardi 2 février 2016

Un an de Conseils de quartier, premier bilan


Il aura fallu 13 ans pour qu’une demande portée par l’opposition de Gauche à Levallois depuis 2001 se réalise. Que le temps est long dans la ville du bien vivre !
 
Finalement, les premiers Conseils de quartier ont été mis en place par la majorité LR/UDI/PCD en 2014. Reste maintenant à savoir si ces Conseils de quartier sont bien des lieux de démocratie participative comme cela est prévu par la loi.
 
Pour nous le Conseil de quartier est une instance permettant aux citoyens de participer de manière réelle à la vie municipale. Son objectif doit être de permettre à ses membres d’appréhender les enjeux concrets de la vie de leur quartier et d’émettre des propositions pour l’améliorer.
 
A Levallois, tous les Présidents de Conseils de quartier sont des Adjoints au Maire, imposés par lui.
Ils sont autant de commissaires politiques qui portent la voie de leur maitre dans chacun des 4 Conseils.
 
Aucun élu de l’opposition municipale n’est membre, ni invité, pas plus que les Levalloisiens qui doivent se contenter des rares comptes rendus de réunions publiés sur le site Internet de la ville.
Seul le Président peut convier une personnalité extérieure, qui peut se révéler être un de ses collègues Adjoint au Maire.
 
Ajoutons à cela le collège des personnalités qualifiées qui comporte déjà tous les bons amis du Maire dont l’ancien directeur général de la SEMARELP mis en examen comme lui, et avec qui il a interdiction d’entrer en contact dans le cadre de leurs contrôles judiciaires respectifs : quelle ouverture pour débattre et faire des propositions, lorsque tous les intervenants sont pour porter la bonne parole municipale et vous charger de la diffuser ensuite !
 
Il nous apparaît indispensable que les Conseils de quartier :

- jouissent d’une certaine autonomie vis-à-vis de la Mairie ;
- bénéficient de budgets participatifs ;
- fixent librement leur ordre du jour ;
- élisent leur Président et leur bureau ;
- décident de la fréquence des réunions ;
- disposent de la possibilité de porter un sujet de débat à l’ordre du jour du Conseil
municipal ;
- puissent inviter toute personne qu'ils jugent nécessaire à leurs débats ;
- et écrire aux Levalloisiens.
 
Au lieu de cela, nous avons une parodie de démocratie participative, à l'image de la démocratie locale Levalloisienne actuelle... Qui est étonné ?