samedi 21 novembre 2015

Attentats du 13 novembre, la déclaration que nous n'avons pas pu prononcer au Conseil municipal de Levallois

La déclaration d'Anne-Eugénie Faure, privée de parole par le Maire dans un moment que nous voulions d'union :

Monsieur le Maire, chers collègues, chers amis,

Ce 13 novembre 2015, la France a été attaquée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle représente, pour l’idéal de liberté qu’elle incarne aux yeux du monde. Les mots nous manquent pour dire l’effroi que nous ressentons depuis cette nuit monstrueuse. Nous savions notre pays exposé au risque... terroriste, nous avons déjà subi les tragiques attaques de janvier 2015, de mars 2012, et l’horreur nous touche à nouveau.

Rendons hommage aux victimes de cette terreur, aux familles et aux proches de ceux qu’elle a fauchés. Pensons aux nombreux blessés.

Le temps est au rassemblement de tous les français. A cet instant, ne regardons pas nos différences, mettons de côté nos querelles et nos oppositions. A cet instant, nous sommes simplement des compatriotes unis, unis non pas dans la peur, mais par la peine.

Vous avez fait le choix de maintenir le Conseil municipal de Levallois ce soir alors que le deuil national n’est pas terminé, que les Français sont encore dans le temps du recueillement.
Il n’est pas question de débattre de cette décision dans ce moment que nous voulons d’union. Ne pas céder, cela peut aussi se manifester par la réunion de notre Conseil.

Toutefois, et vous le comprendrez à votre tour, l’opposition que nous sommes ne pourra mener les débats sur les sujets importants à l’ordre du jour du Conseil de soir avec la sérénité nécessaire (débat d’orientations budgétaires, développement durable, travail du dimanche, questions immobilières).

Nous aurons bien d’autres occasions de le faire, mais ce soir, nous sommes là pour témoigner de l’unité des élus de Levallois face au terrorisme.

Anne-Eugénie Faure
Présidente du Groupe Une autre Histoire pour Levallois PS - EELV

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