mardi 1 décembre 2015

Levallois, abeille... ou cigale ?

Notre Maire et sa majorité expliquent aux enfants et à leurs parents que les sorties scolaires n'auront pas lieu faute de cars disponibles. «Un car coûte cher, et avec ce gouvernement qui ponctionne notre richesse pour donner aux pauvres, on ne peut plus s'en sortir» nous expliquent-ils. Quelle honte ! Notre ville a les moyens sinon d'acheter des cars, au moins d’en louer le temps des sorties scolaires. Cela implique de faire des choix de dépenses: Bygmalion, Teddy Riner, ou un car scolaire pour nos enfants ?

Notre ville dispose des ressources fiscales parmi les plus abondantes du département. Malgré cela, Levallois reste la ville la plus endettée de France. La majorité LR UDI PCD dirigée par Patrick Balkany fait en effet peser sur la Ville une dette abyssale qui représente 8000 euros par habitant.

Pour justifier cette dette abyssale, le Maire et sa majorité nous expliquent que Levallois, ville riche, pourra sans risque honorer sa signature.

Ces mêmes personnes nous expliquent aussi que cette richesse ne permet pas de maintenir les impôts et la qualité de l'offre de services. Le coupable serait l'Etat socialiste qui accablerait la France depuis 2012.

Notre maire, aussi député depuis bien trop longtemps (il semble souvent l’oublier, tout comme les séances de l’Assemblée nationale), a pourtant voté toutes les lois de finances des gouvernements Fillon provoquant une explosion de la dette publique de plus de 600 milliards d'euros en 4 ans.

Il ne fallait pas être devin pour voir que l'Etat devrait un jour faire des économies pour rétablir ses comptes et serait amené à solliciter les collectivités locales.

Certes, les dotations d'Etat à Levallois ont baissé. Notre Maire et sa majorité, s'en surprennent et s'en choquent. Quelle mauvaise foi ! La cigale a dilapidé toute la fortune des Levalloisiens durant l'été, et échoue maintenant à mettre en place une gestion saine, préférant augmenter les impôts comme elle l'a toujours fait (ponction de 5 millions d'euros par an sur les ménages et les entreprises avec la taxe de balayage et augmentation de 10 % des taxes d'habitation et foncières).

Monsieur le Maire, ne vous cachez plus derrière les économies du gouvernement, assumez vos responsabilités: par votre gestion, vous avez mis la ville en banqueroute, et vous imposez aujourd'hui un plan de rigueur qui ne fait que commencer !

samedi 21 novembre 2015

Attentats du 13 novembre, la déclaration que nous n'avons pas pu prononcer au Conseil municipal de Levallois

La déclaration d'Anne-Eugénie Faure, privée de parole par le Maire dans un moment que nous voulions d'union :

Monsieur le Maire, chers collègues, chers amis,

Ce 13 novembre 2015, la France a été attaquée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle représente, pour l’idéal de liberté qu’elle incarne aux yeux du monde. Les mots nous manquent pour dire l’effroi que nous ressentons depuis cette nuit monstrueuse. Nous savions notre pays exposé au risque... terroriste, nous avons déjà subi les tragiques attaques de janvier 2015, de mars 2012, et l’horreur nous touche à nouveau.

Rendons hommage aux victimes de cette terreur, aux familles et aux proches de ceux qu’elle a fauchés. Pensons aux nombreux blessés.

Le temps est au rassemblement de tous les français. A cet instant, ne regardons pas nos différences, mettons de côté nos querelles et nos oppositions. A cet instant, nous sommes simplement des compatriotes unis, unis non pas dans la peur, mais par la peine.

Vous avez fait le choix de maintenir le Conseil municipal de Levallois ce soir alors que le deuil national n’est pas terminé, que les Français sont encore dans le temps du recueillement.
Il n’est pas question de débattre de cette décision dans ce moment que nous voulons d’union. Ne pas céder, cela peut aussi se manifester par la réunion de notre Conseil.

Toutefois, et vous le comprendrez à votre tour, l’opposition que nous sommes ne pourra mener les débats sur les sujets importants à l’ordre du jour du Conseil de soir avec la sérénité nécessaire (débat d’orientations budgétaires, développement durable, travail du dimanche, questions immobilières).

Nous aurons bien d’autres occasions de le faire, mais ce soir, nous sommes là pour témoigner de l’unité des élus de Levallois face au terrorisme.

Anne-Eugénie Faure
Présidente du Groupe Une autre Histoire pour Levallois PS - EELV

jeudi 1 octobre 2015

Quand la faillite morale s’ajoute à la faillite financière.

Au moment où l’Etat réduit ses dépenses de fonctionnement, engage avant de l'intensifier la baisse des impôts, notre ville est acculée par une gestion désastreuse de la majorité municipale.

Voilà malheureusement ce que nous prévoyions depuis des années et qui nous valait les pires accusations d’alarmisme :

-       L’augmentation des impôts locaux : + 10 % de taxe d’habitation et de taxe foncière ;

-       La hausse des tarifs municipaux ;

-       La baisse des services.

L’excuse de la baisse des dotations aux collectivités est toute trouvée et la majorité municipale pense pouvoir se dédouaner de toute responsabilité.

Nous prenant tous pour des idiots, le Député-maire de Levallois-Perret et sa majorité nous expliquent que le seul et unique responsable de la dette et les hausses d’impôts de Levallois, serait François Hollande.

Or la dette et les impôts de Levallois n’ont cessé de croître depuis 15 ans.

En 2009, la majorité municipale a même décidé de ponctionner plus de 4 millions d’euros par an supplémentaires aux Levalloisiens en instaurant la taxe de balayage.

Notre ville dispose des ressources fiscales parmi les plus importantes de France.

Malgré cette manne, elle réussit à cumuler :

-       une dette record ;

-       une imposition élevée ;

-       le tout en dégradant les services publics les plus essentiels comme en témoigne la fermeture brutale de la bibliothèque Gabriel Péri.

Les économies sont faites sur le dos des employés municipaux et au détriment de la qualité de vie de des Levalloisiens.

Non content de conduire notre ville à la faillite, notre Maire continue à défrayer la chronique judiciaire et à entraîner les levalloisiens dans sa faillite morale.

Si le Préfet des Hauts-de-Seine a considéré ne pas disposer encore  de suffisamment d’éléments pour demander sa révocation au Conseil des Ministres, il revient aux élus du Conseil municipal et en particulier à ceux qui sont en nombre pour le démettre, ceux de la majorité municipale, du groupe Les Républicains-UDI-Parti Chrétien Démocrate, de se désolidariser et démontrer leur capacité à servir les Levalloisiens et non un système scandaleux.

S’ils ne le font pas maintenant, c’est leur honneur d’élus de la République qui sera atteint et ne pourra jamais être restauré, même lorsque ce triste épisode politique sera passé pour Levallois.

mardi 1 septembre 2015

Gouverner c’est choisir. Faire des économies, c’est également choisir : maintenir une bibliothèque ou dilapider l’argent des levalloisiens dans du superflu ?

Les élus du Conseil municipal se sont quittés d’une bien curieuse manière le 22 juin dernier, par l’extinction des lumières de la salle du Conseil sur décision du Maire d’interrompre les délibérations, au moment où nous abordions la question de la fermeture de la bibliothèque Gabriel Péri.

Cette séance fut malheureusement une parfaite illustration de la situation politique et financière de la ville :

-          Un rapport de la Chambre Régionale des Comptes pointant la gabegie au sein du Levallois-Sporting-Club qui perçoit entre 5 et 6 millions d’euros de subvention municipale pour notamment subventionner les carrières de sportifs de haut niveau en demandant toujours plus d’effort aux sections de sport amateurs ;

-          Et parallèlement, le refus de débattre de la fermeture de la bibliothèque Gabriel Péri, ce lieu au carrefour des âges, situé en centre-ville, qui est la seule structure à être proche à la fois d’une école maternelle, d’une école primaire, d’un collège, d’un parc et d’une maison de retraite.

Nous aurions voulu connaître les réalités financières invoquées à l’appui de cette fermeture. Il a été invoqué l’obligation de travaux de rénovation, de mise aux normes.

Soit, mais lesquels ? À nos yeux et à ce jour, la seule obligation qui apparaît est l’obligation légale, mais surtout humaine, d’améliorer l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

Quel en est le coût ? Personne ne nous a répondu. Une évaluation a-t-elle été réalisée ? Personne ne nous l’a dit, pas plus qu’aux 4000 signataires de la pétition contre la fermeture de cette bibliothèque dont l’Adjoint au Maire à la culture a refusé de recevoir l’initiateur.

Une fois le coût connu, chacun aurait pu apprécier l’opportunité des choix budgétaires faits par la municipalité. Ces mêmes choix qui vont nous conduire, dès le mois prochain, à recevoir des avis de taxe foncière et d’habitation augmentées de 10 %.

Au milieu de tous ces efforts supplémentaires demandés au contribuable pour des services dégradés, combien coûteront à la Ville les poursuites judiciaires que Patrick Balkany a annoncé engager à l’encontre du magazine de France 2 Complément d’Enquête ?

lundi 1 juin 2015

Développement durable : l'art du trompe l'oeil

De loin, tout est beau à Levallois. De près, la ville est au bord de l'asphyxie financière, les impôts augmentent, les services numériques sont indignes et le développement durable fait du surplace.

Pourtant, chaque année, le Maire assomme le Conseil municipal d'un rapport dédié au développement durable, qui n’est que poudre aux yeux !

On nous annonce des économies d'énergie au Centre Aquatique, une amélioration de l’éclairage des WC Hommes au Palais des Sports Gabriel-Péri. Seules, ces petites actions ne sauraient constituer une stratégie de développement durable.

Quelles sont les réponses apportées à l'hyper densification de la ville ? Comment mieux organiser le partage des espaces entre piétons, cyclistes et voitures ? Comment gérer les nuisances sonores et lumineuses dues aux innombrables chantiers ? Comment pratiquer le tri sélectif des déchets dans des immeubles ne disposant pas de locaux adaptés ? Comment pallier l'insuffisance d’espaces verts ?

Peut-on sortir de l'engrenage du tout-construction ? La dette abyssale oblige à acheter des terrains et à les valoriser en immeubles. Mais les prix sont à la baisse et les entreprises fuient l'image désastreuse de la ville.

Que dire de l'échec du projet d'EcoQuartier Eiffel ? Ce label n’est pas simple à obtenir. A ce jour encore, 6 projets de collectivités d'île-de-France ont été labellisés. D’autres sont reconnus comme « engagés dans la labellisation », à l'image du projet d'aménagement de la ZAC Bac d'Asnières à Clichy-la-Garenne.

La gestion du projet d'EcoQuartier Eiffel est un échec : limité à quelques actions cosmétiques, il ne porte aucune ambition de développement durable. Où sont les trois piliers du développement durable : économie, environnement et social ?

Est-ce du développement durable de tuer le petit commerce au profit d'un centre commercial, de créer des conseils de quartier factices sans liberté d'action, de profiter de travaux d’amélioration de l'habitat pour augmenter les loyers des logements sociaux, de ne donner aucune place digne de ce nom aux trottoirs et pistes cyclables ?

Qui au sein de la majorité n’est pas occupé à éviter les condamnations pénales ou vendre la ville aux promoteurs ? Qui se consacre à l’avenir de Levallois ?

vendredi 1 mai 2015

Qui est responsable de l’augmentation des impôts locaux à venir ? Le Maire, et lui seul.

Vous lirez, entendrez à quel point la politique d’économies du Gouvernement et la péréquation, cette solidarité entre villes riches et pauvres, sont à l’origine de la lourde et brutale augmentation des impôts locaux décidée par le Maire.

Il est vrai que le consentement au partage, à l’impôt au regard des facultés de chacun, est une notion qui lui est quelque peu étrangère.

Alors oui, comme toutes les collectivités locales, Levallois va voir sa dotation globale de fonctionnement diminuer, de 4,3 millions d’euros.

Mais sur quel budget au total ?  281 millions d’euros. Cette baisse représente donc 2 %.

Ce ne sont pas ces 4,3 millions d’euros, ni la péréquation qui sont responsables de l’augmentation des impôts locaux.

-          Qui a mené des projets immobiliers avortés comme les tours qui ont coûté plus de 150 millions d’euros aux levalloisiens en pure perte ? C’est le Maire ;
 
-          Qui a contracté pour l’achat desdites tours avec un investisseur Saoudien qui nous a fait défaut et qui n’est plus en mesure de recouvrer 20 millions d’euros de condamnations ? C’est le Maire ;

-          Qui a bradé ensuite le terrain à la BNP pour arrêter cette hémorragie financière et nous a fait perdre au total 109 millions d’euros de droits à construire ? C’est le Maire ;

-          Qui a contracté avec une société de conseil en communication appelée BYGMALION pour se faire vendre des prestations de piètre qualité pour 200.000 € ? C’est encore le Maire !

La situation actuelle des finances de la ville est due à sa seule impéritie et c’est malheureusement ce que nous prévoyions depuis des années.

Bien d’autres communes voisines voient également leurs dotations de l’Etat diminuer et réussissent pourtant à ne pas augmenter les impôts locaux.

Avec les recettes de fonctionnement qui sont les nôtres, le Maire ne devrait pas avoir à faire payer les levalloisiens si la ville était bien gérée.

mercredi 1 avril 2015

De prospective en réalités.


Nous devons remettre notre tribune à la rédaction d’Info Levallois le 10 du mois précédant sa parution. Pour ce mois-ci, le mardi 10 mars aura été notre date butoir.

Que se sera-t-il passé entre le 10 mars et la publication de ce magazine ?

Levalloisiens, cochez les bonnes réponses tout au long du mois d’avril :

Du côté du groupe de la majorité municipale UMP-UDI-PCD :

   La levée de l’immunité parlementaire du Député-Maire ?

   Une garde à vue ?

   Une ou des autres mises en examen ?

   Un contrôle judiciaire avec interdiction de sortie du territoire ?

   Une caution ? D’un million d’euros ? De deux millions d’euros ?


Du côté de la droite recalée par l’UMP :

   Le déchirement de cette droite dite d’opposition dont le groupe de 8 élus aura explosé en moins d’un an ?

   Dans six mois après, son extinction quand elle aura pour partie rejoint la majorité de Patrick Balkany ?

 
Du côté des professionnels du retournement de veste :

   La trahison-acte II, par l’ex-opposant divers droite au clan Balkany revenu par la porte du canton et la grâce du Seigneur ?

   L’élection départementale passée, rêvera-t-il à nouveau à son destin de Maire en jetant l’opprobre sur ceux qui l’auront fait vassal ?

 D’interrogations en certitudes, il y a si peu.

L’histoire se répète inlassablement à Levallois : l’opposition de droite aux Balkany n’existe jamais réellement ou jamais pour longtemps.

La seule autre voix à Levallois est celle du groupe Une autre histoire pour Levallois PS-EELV, un groupe de conseillers municipaux soudés en toutes circonstances et qui ne dévie pas :

-          Qui dénonce la hausse des impôts ;

-          Qui alerte sur la dette non-maîtrisée ;

-          Qui s’oppose à la privatisation du logement social ;

-          Qui milite pour l’ouverture d’un CLIC et d’un Centre municipal de santé ;

-          Qui interpelle sur l’opacité de la gestion municipale : SEMARELP, Levallois-Sporting-Club, Levallois Culture, Levallois Communication,…

-          Qui révèle les marchés publics douteux : Bygmalion ;

-          Qui milite pour l’instauration du quotient familial sur toutes les activités municipales.

Levalloisiens, ne vous trompez plus.

lundi 30 mars 2015

Intervention d'Anne-Eugénie Faure lors du débat d'orientations budgétaires 2015 : "Monsieur le Maire, qui plombe les finances de Levallois ? C'EST VOUS !"


Monsieur le Maire, chers Collègues,


La note de synthèse de présentation du débat d’orientations budgétaires pour 2014 devrait être un document technique, présentant la situation financière de la ville et les orientations que vous entendez donner au budget pour 2015. Cette année encore, sur 28 pages, dont nous avons pu prendre connaissance deux fois grâce à votre lecture de plus d’une heure ce soir en Conseil, il n’y a que 4 pages intitulées : orientations budgétaires, les plus floues, le reste étant consacré à une longue litanie de plainte contre la diminution des dotations de l’Etat.

 

C’est un drôle de débat d’orientation budgétaire que vous nous proposez. En commission, nous n’avons rien pu savoir de vos orientations : diminution des services ? augmentation des impôts ? économies budgétaires ? augmentation des tarifs des services municipaux ? Des orientations en somme,  car vous vous contentez de citer ces quatre leviers à votre disposition sans expliciter réellement les fameuses orientations dont nous étions sensés débattre. 

Le débat se tient donc sans que le conseil ait bénéficié des informations prévues pour débattre des orientations budgétaires ce qui constitue une irrégularité substantielle de nature à entacher la légalité de la procédure d’adoption du budget primitif.

Votre Adjoint aux finances, s’est présenté en commission sans avoir rien à nous dire, nous renvoyant à votre intervention ce jour.

Vous savez, l’intérêt des commissions, c’est un peu de mettre en œuvre un principe judiciaire bien connu : le principe du contradictoire.

Si vous arrivez en commission en nous disant : on n’a rien à vous dire, vous verrez avec le Maire en Conseil, qui prépare depuis des mois avec ses services ce DOB et ce budget, je ne vois pas sur quelle base nous pouvons débattre dans le théâtre du Conseil municipal.

Donc de débat il n’y aura pas, vous nous avez asséné vos mystifications avec la faconde qu’on vous connaît mais qui ne fait plus recette à Levallois, et vous vous êtes fait applaudir par vos obligés.

Le seul propos de votre note de préparation du DOB est de rejeter la faute de tous vos problèmes financiers sur l’État ce qui vous permet d’éviter de repenser votre gestion et vos priorités. Selon vous, en limitant ses dépenses, l’État rejette la pression fiscale sur les collectivités.

 

Si nous en sommes là au niveau national, c’est parce qu’en 2012, après le mandat de Nicolas Sarkozy, nous avons trouvé le pays avec une dette qui avait augmenté de 625 milliards d’euros (1216 en 2007/1841 en 2012), dette qui avait augmenté de 54 % sous son quinquennat. Vous étiez Député pendant cette période, vous devez assumer votre responsabilité.

C’est cette gestion catastrophique que nous payons tous aujourd’hui et qui contraint à diminuer les dotations de l’Etat aux collectivités en parallèle de la diminution des dépenses de l’Etat. D’ailleurs, il me semble que c’était également au programme de votre candidat en 2012.

Si vous ne vous souciez pas de la dette de notre ville et des levalloisiens, le Gouvernement se soucie de celle de la France et de tous les français.

 

Vous parliez de remises de médailles d’or tout à l’heure, eh bien Levallois a toujours la médaille d’or de l’endettement avec 550 millions d’euros, à cause de votre gestion.

 

Ensuite, je ne vais pas vous dire que la place des collectivités publiques dans l’investissement ne justifierait pas qu’elles conservent des ressources importantes, néanmoins je pense qu’elles doivent prendre leur part, et j’en conviens, une juste part, dans les économies à réaliser.

Mais je trouve toujours étrange ce réflexe, à gauche comme à droite, consistant, lorsqu’une collectivité voit ses rentrées baisser (ou ses charges augmenter) à réagir par une augmentation d’impôts ou des tarifs. Dans le privé, si une entreprise voit ses charges augmenter ou ses rentrées baisser, elle ne peut pas réagir en augmentant ses tarifs ou en dégradant la qualité de ses produits/prestations… les clients partiraient ! Du coup, le premier réflexe est de repenser son modèle, ses processus pour faire plus avec moins… étrange, donc qu’une collectivité n’ait pas ce comportement.

Nous ne sommes pas dupes, annoncer l’augmentation des impôts locaux en pleine campagne électorale ne vous ressemblait pas. Cet artifice n’aura pas suffit.

 

Alors maintenant que le 29 mars est passé, qu’allez-vous faire ?

En page 22 de votre note, vous nous indiquez des actions modérées et pertinentes dans quelques secteurs qui le justifient. Si ce n’est pas du flou…

 

Parce que ce que nous annonçons depuis des années se produit : faute de rentrées fiscales à hauteur du train de vie que vous avez imposé à Levallois, vous êtes contraint d’augmenter les impôts et vous allez réduire les services à la population.

 

Et là ce n’est pas la faute du gouvernement.

-          Qui a mené des projets immobiliers avortés qui ont coûté plus de 150 millions d’euros aux levalloisiens ? C’est vous ;

-          Qui a contracté pour l’achat des tours avec un investisseur saoudien qui nous a fait défaut et qui n’est plus en mesure de recouvrer 20 millions d’euros de condamnations ? C’est vous ;

-          Qui a bradé ensuite le terrain à la BNP pour arrêter l’hémorragie ?  (- 23 ME sur la vente à la BNP des terrains "Fiat" de 157 ME Ht (cf rapport 2012) à 134 ME Ht, prix d’achat prévu initialement lorsque le Cheikh Al-Jaber devait mener le projet : 243 millions). C’est vous ;

-          Qui a contracté avec une société de conseil en communication appelée BYGMALION pour se faire vendre des prestations de piètre qualité pour 200.000 €. C’est encore vous !

 

La situation actuelle des finances de la ville est due à votre seule impéritie.

Avec les recettes de fonctionnement qui sont les nôtres, nous ne devrions pas avoir à augmenter les impôts si la ville était bien gérée.

 

Alors ne vous plaignez pas de la baisse de vos dotations 8,8 millions d’euros sur 270 millions de recettes de fonctionnement, et de la péréquation : la contribution de chacun à hauteur de ses facultés, de consentement à l’impôt en somme, principe constitutionnel que vous semblez rejeter.

 

dimanche 1 mars 2015

Liberté, égalité, fraternité, à Levallois aussi.

Chacun y est allé de sa tribune « Je suis Charlie » le mois dernier. Chacun convient donc qu’il est grand temps de se rassembler autour des idéaux républicains, de liberté, d’égalité, de fraternité. Pourquoi ne pas prendre cette devise aux mots pour l’appliquer pleinement à la vie municipale ?

Tous nous parlent de la République et de ses valeurs mais peu nous les définissent concrètement.

La République c’est une organisation qui permet à chacun de trouver sa place selon ses capacités et son travail. C’est une organisation qui permet à chacun de s’émanciper, par l’école, par la formation tout au long de la vie, par l’accès au logement, par l’accès au travail, par l’accès au sport et à la culture.

La République, c’est un système où la loi est la même pour tous, c’est un système où les dirigeants ne se servent pas en premier, c’est un système incompatible avec la corruption.

Où est la République à Levallois ?

-          Où est la liberté quand personne, élu d’opposition ou simple citoyen, ne peut exprimer un point de vue divergent sur la manière de gérer la ville ?

-          Où est l’égalité quand l’accès aux services publics municipaux (crèches, logement) se fait sans transparence au bon vouloir du prince et de ses courtisans ?

-          Où est la fraternité quand la municipalité refuse de scolariser un enfant de 5 ans en situation précaire, ou n’écoute pas un concitoyen qui dégringole et se retrouve à la rue ?

-          Où est la laïcité quand le Député-Maire et sa bande préfèrent organiser le communautarisme à des fins électorales plutôt que de promouvoir la seule communauté qui vaille, la communauté nationale ?

Comme toujours, ceux qui parlent, ceux qui manipulent le verbe à des fins électoralistes font souvent le contraire de ce qu’ils disent.

Méfiez-vous des beaux parleurs, exigez que la République devienne une réalité aussi dans notre ville. Comptez sur nous pour ne jamais faiblir sur ces exigences, car c’est l’histoire et le sens de notre engagement.

jeudi 19 février 2015

La vie de Levallois-Perret rythmée par les frasques politico-judiciaires, nous n’en pouvons plus. Monsieur et Madame BALKANY démissionnez !

Au dernier Conseil municipal le 9 février, et alors qu'Anne-Eugénie Faure, Présidente du groupe d'opposition PS-EELV l’interrogeait sur le conflit d’intérêts auquel pourrait être confronté son avocat qui est aussi celui de la Ville qui lui règle des honoraires, Patrick Balkany lui répondait sur le ton peu amène qu’on lui connaît, que les Juges lui avaient dit qu’il ne serait pas renvoyé devant le Tribunal correctionnel pour les infractions de blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de corruption  dont il est soupçonné et qu’il n’y avait donc aucun problème.

Aujourd'hui nous apprenons que 2 jours après ces solennelles déclarations, les mêmes Juges ont demandé la levée de son immunité parlementaire.
Monsieur Balkany doit mal entendre ou mal comprendre le langage judiciaire.
Cette levée d’immunité permettra son placement sous contrôle judiciaire.
Rappelons qu’un mis en examen peut être placé sous contrôle judiciaire dès lors qu’il encourt une peine d’emprisonnement. Cette mesure a pour but d’éviter la fuite ou la réitération de l’infraction.

Après Madame Balkany reconnaissant expressément sa fraude fiscale, Monsieur poursuit son parcours judiciaire.

Ce triste spectacle de frasques politico-judiciaires doit cesser.
Levallois doit retrouver sa sérénité.
Le Député-Maire et son épouse Première Adjointe doivent faire preuve d'un peu de dignité et démissionner afin que la justice travaille sereinement.
 
Anne-Eugénie Faure PS, Présidente du groupe d'opposition PS-EELV Une autre histoire pour Levallois
Dominique Cloarec, Conseillère municipale EELV
Jean-Laurent Turbet, Conseiller municipal PS
Guillaume Deshors, Candidat aux élections départementales PS 

jeudi 12 février 2015

Liberté, égalité, fraternité, à Levallois aussi.

Chacun y est allé de sa tribune « Je suis Charlie » le mois dernier. Chacun convient donc qu’il est grand temps de se rassembler autour des idéaux républicains, de liberté, d’égalité, de fraternité. Pourquoi ne pas prendre cette devise aux mots pour l’appliquer pleinement à la vie municipale ?

Tous nous parlent de la République et de ses valeurs mais peu nous les définissent concrètement.
La République c’est une organisation qui permet à chacun de trouver sa place selon ses capacités et son travail. C’est une organisation qui permet à chacun de s’émanciper, par l’école, par la formation tout au long de la vie, par l’accès au logement, par l’accès au travail, par l’accès au sport et à la culture.

La République, c’est un système où la loi est la même pour tous, c’est un système où les dirigeants ne se servent pas en premier, c’est un système incompatible avec la corruption.

Où est la République à Levallois ?

-          Où est la liberté quand personne, élu d’opposition ou simple citoyen, ne peut exprimer un point de vue divergent sur la manière de gérer la ville ?

-          Où est l’égalité quand l’accès aux services publics municipaux (crèches, logement) se fait sans transparence au bon vouloir du prince et de ses courtisans ?

-          Où est la fraternité quand la municipalité refuse de scolariser un enfant de 5 ans en situation précaire, ou n’écoute pas un concitoyen qui dégringole et se retrouve à la rue ?

-          Où est la laïcité quand le Député-Maire et sa bande préfèrent organiser le communautarisme à des fins électorales plutôt que de promouvoir la seule communauté qui vaille, la communauté nationale ?

Comme toujours, ceux qui parlent, ceux qui manipulent le verbe à des fins électoralistes font souvent le contraire de ce qu’ils disent.


Méfiez-vous des beaux parleurs, exigez que la République devienne une réalité aussi dans notre ville. Comptez sur nous pour ne jamais faiblir sur ces exigences, car c’est l’histoire et le sens de notre engagement.

Budget 2015, hausse des impôts locaux en vue : des solutions existent pour épargner les Levalloisiens.

Notre député-maire est intarissable sur les raisons de la future augmentation de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. Sans surprise, elle serait due à des facteurs étrangers à l'excellente gestion de la ville. Gestion qui nous a valu, cette année encore, d’être les champions de France de la dette par habitant. Joignant l’utile à l’agréable, il nous explique que la future augmentation des impôts locaux serait requise par la baisse de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités locales, décidée par le gouvernement socialiste, bien entendu.

Cependant, au fil de ses critiques systématiques à chaque action de notre gouvernement, quel crédit peut-on encore accorder aux analyses de Patrick Balkany ? Quelles solutions propose-t-il réellement pour réduire les dépenses de la ville plutôt que de répercuter intégralement la baisse de dotation sur les habitants ? La maîtrise des dépenses est pourtant un sujet cruellement d’actualité, qui plus est à Levallois.

En matière de réduction des coûts, une baisse des indemnités du Maire et de ses adjoints pourrait montrer que les efforts de maîtrise des dépenses ne sont pas portés uniquement par le contribuable. A cela le Maire répond qu’ils «  gagnent  » peu et devraient même être augmentés. Rappelons qu’ils exercent un mandat électif et non un emploi et que si une indemnité se justifie, elle ne doit aucunement les exonérer de conserver leur activité professionnelle et les couper des réalités. La politique n'est pas une profession.

A ces mesures pourrait s’ajouter le recouvrement des 20 M€ d’indemnité que doit le Cheikh Al-Jaber à notre ville. Notre Maire avait déclaré qu’il mènerait toutes les actions pour les récupérer après le fiasco de son projet des deux tours. C’est encore un échec, alors que cette somme représente 5 % du budget annuel de notre ville et équivaut à un peu moins d’une année de taxe d’habitation. Cela sans compter avec les déclarations du même Cheikh faisant état d'un versement de 2,4 M€ de commission sur un compte dans un pays où le secret bancaire est encore de mise.


Quoi qu’il en soit, il y a matière à renflouer les caisses sans demander aux habitants de payer l’addition des projets ratés du maire.

mercredi 7 janvier 2015

Conseils de quartier : pour une démocratie participative à Levallois

Le 23 juin 2014, le conseil municipal a approuvé la délibération instaurant quatre Conseils de quartier comme le permet la loi Vaillant du 27 février 2002.

Les membres du Groupe « une autre histoire de Levallois » qui proposait cette mesure depuis 14 ans et ont voté cette délibération en émettant plusieurs réserves.

Nous avions en effet regretté l’absence totale de dimension participative et l’opacité des modes de composition des conseils. Les membres des conseils ne disposent en effet d’aucune liberté et prérogative leur permettant de participer réellement à la gestion de leur quartier. 

Le conseil est présidé par un adjoint au maire qui fixe l’ordre du jour . Sans aucun doute, les conseils de quartier sont perçus par la majorité municipale comme nouvelles instances de propagande !

Nous concevons le conseil de quartier comme une instance de démocratie participative au plus près des citoyens permettant une participation concrète à la gestion municipale.

L’objectif est de permettre aux citoyens volontaires d’appréhender concrètement les enjeux de la gestion municipale et d’émettre des propositions réfléchies pour aménager son territoire.

Pour ce faire, il nous parait indispensable que les conseils de quartier jouissent d’une autonomie forte par rapport au conseil municipal.

Le conseil de quartier doit être composé de représentants volontaires tirés au sort sur deux collèges différents, le collège des habitants et le collège des professionnels et associatifs établis à Levallois.

Le président du conseil de quartier doit être élu par les conseillers de quartier et non être un adjoint au maire.

Le conseil de quartier doit disposer d’un budget alloué par la mairie lui permettant de financer les projets d’aménagements décidés sur son périmètre de compétence avant validation du projet par le conseil municipal.

Le conseil de quartier doit pouvoir auditionner chacun des membres du conseil municipal de la majorité, comme de l’opposition et pouvoir bénéficier de l’expertise des services municipaux.

Chaque conseil de quartier doit pouvoir décider de l’inscription à l’ordre du jour de chaque conseil municipal d’une délibération ou d’un vœu.

Le conseil de quartier établit un règlement intérieur conformé aux dispositions de la loi ainsi qu’à la délibération du conseil municipal qui l’institue. Ce règlement intérieur doit être approuvé par une délibération du Conseil municipal.

Le conseil de quartier se réunit selon la fréquence qu’il a déterminée dans son règlement intérieur et au moins une fois par trimestre. Il se réunit en séance publique dans une salle mise à disposition par la mairie.

Chaque séance fait l’objet d’un compte rendu qui doit être porté à la connaissance de l’ensemble des Levalloisiens vivant sur le territoire de compétence du conseil de quartier.

Le conseil de quartier doit rendre compte chaque année devant le conseil municipal de son activité et notamment de la gestion de son budget participatif.

C'est ainsi qu'il apportera un autre regard et un soutien à la vie municipale.

Anne-Eugénie FAURE et Guillaume DESHORS