jeudi 12 juin 2014

Réforme des rythmes scolaires, les Balkany se croient encore au-dessus des lois.


Fin mai dernier,  plus de la moitié des départements de France (56) avaient arrêté leur dispositif  pour le passage à la semaine de quatre jours et demi à la rentrée prochaine dans la totalité de leurs communes : les mesures d'assouplissement prévues par le décret Hamon ont permis de débloquer bon nombre de situations particulières et d'appliquer cette réforme sereinement.

Un sondage de l'institut CSA paru dernièrement révèle d'ailleurs que 69% des Français considèrent que « la concentration des enseignements le matin à l'école primaire (…) permet aux élèves d'apprendre dans de meilleures conditions ». Plus de deux Français sur trois approuvent donc le principe même de cette réforme.

Il est intéressant de noter que si cette réforme est mise en place sous la présidence actuelle, celle-ci puise ses racines, loin de tout clivage politique, dans la conférence nationale de juillet 2011 sur les rythmes scolaires réunie à la demande du Ministre de l'éducation de l'époque, Luc Chatel UMP, préconisant dans son rapport d'orientation un « étalement de la semaine sur au moins neuf demi-journées, dont, à l'école élémentaire, une demi-journée supplémentaire de trois heures d'enseignement (le mercredi ou le samedi) ».

Mais à Levallois-Perret, celle-ci fait toujours l'objet de débats animés, Isabelle Balkany continuant de refuser la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. La Première-adjointe veut ainsi continuer à les gérer comme elle l'entend, au mépris des lois et des décrets, considérant sans jamais avoir pu le démontrer que le système scolaire spécifique mis en place à Levallois est parfait tel qu'il est.

Elle a même osé demander un vote parfaitement illégal aux Conseils d’école consistant pour les parents à choisir entre la semaine de quatre jours et de prétendus horaires imposés par le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale qui n’avaient pas pu faire l’objet de concertation puisque Levallois reste campée sur son refus.

Cette posture politique et de fermeture à la discussion est catastrophique pour les parents Levalloisiens, qui se retrouvent malgré eux embarqués dans une aventure qui n'a d'autre but que d'engager le bras de fer entre droite et gauche, entre l'homme de main de l'ancien président contre l'actuel, pour la présidentielle de 2017

Depuis le mois de février 2014, nous dénonçons la délibération du Conseil municipal illégale. Le Préfet l’a déférée pour ce motif au Tribunal administratif, après avoir vainement tenté une conciliation avec la Mairie.

Résultat : au mois de juin, toujours aucune solution pérenne n'a été trouvée et l’on attend le jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 27 juin, dont Isabelle Balkany a d’ores et déjà annoncé que s’il ne lui convenait pas, elle irait jusqu’au Conseil d’Etat.

Il s’agit d’une situation ubuesque dont les grands perdants seront les enfants et leurs parents qui sont pris en otage et ne savent toujours pas de quoi sera faite leur rentrée, à cause d'une fronde menée par leurs propres élus !

Une nouvelle fois, la majorité municipale, initiatrice d'une polémique qui la dépasse maintenant totalement, va faire payer le prix de ses petites tactiques politiciennes aux Levalloisiens.

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