lundi 30 juin 2014

Les rythmes scolaires à Levallois, le feuilleton continue.

Comme attendu, le Tribunal administratif de Cergy a rendu mardi 24 juin une première décision dans la procédure en référé opposant le préfet des Hauts-de-Seine à Levallois-Perret. La délibération visant à mettre en place des rythmes scolaires propres à la ville pour la rentrée prochaine au mépris de la réforme nationale, est donc suspendue.

La décision finale devrait être connue dans les prochaines semaines. Asnières, l'autre commune des Hauts-de-Seine qui était dans la même situation que Levallois-Perret a finalement décidé, sagement, si l'on peut encore parler de sagesse,  d'appliquer la réforme immédiatement.

Mais à Levallois-Perret, la sagesse se fait toujours attendre. Dans un communiqué de presse datant du même jour, Patrick Balkany nous informe qu'il ne décidera pas d'appliquer la réforme avant la décision finale.

Il est peu probable qu'il obtienne gain de cause, mais la conséquence directe pour les parents et les enfants Levalloisiens, est qu'ils vont une nouvelle fois devoir attendre une décision officielle. Le maire se veut rassurant, indiquant que son équipe travaille maintenant (enfin !) sur deux scenarii possibles. Le contraire serait de toute manière une énorme erreur, vu les chances infimes que sa délibération soit validée par le Tribunal au fond.
Le 19 juin dernier, certains services n’avaient même pas eu connaissance des horaires d’ores et déjà décidés par le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale après consultation des parents sur la semaine de 4 jours et demi.
De quoi tenter de faire échec à une bonne mise en place de la réforme pour en tirer encore parti politiquement à la rentrée.

Car la rentrée est dans deux mois à peine, et les parents Levalloisiens restent dans l'incertitude quant aux activités auxquelles ils doivent ou peuvent inscrire leurs enfants pour la prochaine année scolaire. Le flou qui entoure l'organisation autour de la rentrée à Levallois-Perret n'a que trop duré et est inacceptable.


Si Patrick Balkany continue de prétendre défendre les intérêts des parents et des enfants Levalloisiens, la situation dans laquelle il les met est incompréhensible et son attitude est inconséquente... Espérons que cette défiance de l’Etat ne finira pas en bras de fer à l’ouverture des écoles le mercredi 3 septembre. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

mardi 24 juin 2014

Contrat Bygmalion : les levalloisiens ont payé pour des conseils comm' indigents et orientés en faveur de l'UMP.

Extrait de l'intervention d'Anne-Eugénie Faure sur le compte administratif 2013, lors du Conseil municipal du 23 juin 2014

Et puis il y a toujours la question des associations, financées par ville sans droit de regard de l’opposition, encore 11,7 millions d’euros cette année pour vos 4 associations favorites : 

- 639.000 euros pour Levallois Culture ;
- 6,1 millions d'euros pour le Levallois-Sporting-Club ;
- 3 millions d’euros pour Levallois découvertes;
- 2 millions pour Levallois communication,

qui bénéficie en plus de prestations externes de la société BYGMALION pour la conseiller et l’accompagner dans le secteur de la communication pour 129.000 euros pour l’année 2013.  

Evoquons ce sujet puisque le CA consiste à constater les paiements et services effectivement rendus aux levalloisiens, ce sujet qui nous pose tant question depuis quelques semaines. 

Nous avons étudié les pièces du marché avant d’écrire et de dénoncer à tout-va et c’est dans son exécution que résident les principales questions : 
Tous les mois ont été commandés entre 3 et 11  jours d’interventions de consultants. 
Et sur les factures, il n’est jamais mentionné qui et quand et pour quelles prestations ?
Quand on consulte les livrables, il y a de quoi nourrir une certaine inquiétude sur le coût du rendu.

Si je prends le support « Communiquer sur le Web lorsqu’on est élu municipal », il n’est fait aucune référence au contexte levalloisien ; c’est un simple exposé en powerpoint, qui pourrait être applicable à n’importe quelle ville, certains m’ont dit qu’un étudiant au CELSA n’aurait jamais osé rendre une étude si indigente, de ce qu’est la communication sur Internet et sur les réseaux sociaux et comment l’utiliser pour communiquer sur sa politique municipale.


Dans le principe, cela pose problème que la collectivité des levalloisiens paie pour savoir qu’il faut « créer un compte Facebook » « faire de la veille sur les blogs d’opposants », « poster des commentaires pour défendre vos convictions », « Recommander des comptes Twitter particuliers (UMP, dirigeants du parti, etc.) auprès de vos contacts en utilisant le « Follow Friday » » là on se demande si c’est un marché pour les besoins de l’UMP ou des levalloisiens,...

Mais lorsque cela vaut en plus pour la communication de toute collectivité UMP puisqu'il n'y a sur 57 pages  aucune référence au contexte levalloisien, que le support n'est pas adapté à la cible, je trouve que payer entre 3 et 11 journées par mois de travail et 9 journées pour celui là soit 7.800 €, cela ne les vaut pas.

On a besoin de payer 120.000 € et de faire travailler une société 100 jours par an pour savoir si on doit ouvrir un compte Twitter, une page Facebook ? 
Il semble pourtant que c’est désormais le B-A BA de la communication et si ce sont réellement vos questions, nous aurions pu en débattre en CM et nous vous l’aurions proposé, et gratuitement.
....


Alors, nous craignons, encore cette année, que l’exercice budgétaire n’ait pas été sain ni enviable pour les levalloisiens.

jeudi 12 juin 2014

Réforme des rythmes scolaires, les Balkany se croient encore au-dessus des lois.


Fin mai dernier,  plus de la moitié des départements de France (56) avaient arrêté leur dispositif  pour le passage à la semaine de quatre jours et demi à la rentrée prochaine dans la totalité de leurs communes : les mesures d'assouplissement prévues par le décret Hamon ont permis de débloquer bon nombre de situations particulières et d'appliquer cette réforme sereinement.

Un sondage de l'institut CSA paru dernièrement révèle d'ailleurs que 69% des Français considèrent que « la concentration des enseignements le matin à l'école primaire (…) permet aux élèves d'apprendre dans de meilleures conditions ». Plus de deux Français sur trois approuvent donc le principe même de cette réforme.

Il est intéressant de noter que si cette réforme est mise en place sous la présidence actuelle, celle-ci puise ses racines, loin de tout clivage politique, dans la conférence nationale de juillet 2011 sur les rythmes scolaires réunie à la demande du Ministre de l'éducation de l'époque, Luc Chatel UMP, préconisant dans son rapport d'orientation un « étalement de la semaine sur au moins neuf demi-journées, dont, à l'école élémentaire, une demi-journée supplémentaire de trois heures d'enseignement (le mercredi ou le samedi) ».

Mais à Levallois-Perret, celle-ci fait toujours l'objet de débats animés, Isabelle Balkany continuant de refuser la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. La Première-adjointe veut ainsi continuer à les gérer comme elle l'entend, au mépris des lois et des décrets, considérant sans jamais avoir pu le démontrer que le système scolaire spécifique mis en place à Levallois est parfait tel qu'il est.

Elle a même osé demander un vote parfaitement illégal aux Conseils d’école consistant pour les parents à choisir entre la semaine de quatre jours et de prétendus horaires imposés par le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale qui n’avaient pas pu faire l’objet de concertation puisque Levallois reste campée sur son refus.

Cette posture politique et de fermeture à la discussion est catastrophique pour les parents Levalloisiens, qui se retrouvent malgré eux embarqués dans une aventure qui n'a d'autre but que d'engager le bras de fer entre droite et gauche, entre l'homme de main de l'ancien président contre l'actuel, pour la présidentielle de 2017

Depuis le mois de février 2014, nous dénonçons la délibération du Conseil municipal illégale. Le Préfet l’a déférée pour ce motif au Tribunal administratif, après avoir vainement tenté une conciliation avec la Mairie.

Résultat : au mois de juin, toujours aucune solution pérenne n'a été trouvée et l’on attend le jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 27 juin, dont Isabelle Balkany a d’ores et déjà annoncé que s’il ne lui convenait pas, elle irait jusqu’au Conseil d’Etat.

Il s’agit d’une situation ubuesque dont les grands perdants seront les enfants et leurs parents qui sont pris en otage et ne savent toujours pas de quoi sera faite leur rentrée, à cause d'une fronde menée par leurs propres élus !

Une nouvelle fois, la majorité municipale, initiatrice d'une polémique qui la dépasse maintenant totalement, va faire payer le prix de ses petites tactiques politiciennes aux Levalloisiens.

lundi 2 juin 2014

Au revoir Cathy.

Catherine Le Guernec, qui fut Conseillère municipale au sein du groupe Socialiste jusqu’à la fin du mois de mars 2014, nous a quittés dimanche soir.

Nos pensées vont à Gilles, à leurs enfants et à leurs petites-filles qui la comblaient.

Catherine a été une militante infatigable de la justice sociale, de la lutte anti-corruption, tant dans son parcours au sein du PS qu’à Anticor, dont elle fut la Présidente. Les derniers événements levalloisiens nous démontrent que son combat n’a pas été vain.

Dans notre tristesse, nous repensons à tout ce qu’elle nous a apporté, comme Secrétaire de section du Parti socialiste, comme militante, comme élue, comme amie. Rien ne l’arrêtait, elle n’avait jamais peur et nous transmettait sa force.


Depuis hier soir, nous sommes nombreux à nous rappeler son souvenir. Il ne nous quittera pas.