vendredi 11 avril 2014

Deuxième Conseil municipal, tout en opacité, le lundi 7 avril 2014

L’objet principal de cette séance était de désigner les conseillers municipaux qui siégeront dans les organismes municipaux et para-municipaux.

Alors que la transparence est une attente fondamentale pour nos concitoyens, la majorité municipale a décidé de ne donner aucune place à l’opposition dans les Conseils d’administration des associations financées par la ville : Levallois-Sporting-Club (6 millions d’euros de budget par an), Levallois Découverte (3 millions d’euros), Levallois Information, Levallois Culture (620.000 euros), Levallois Communication (1,9 millions d’euros)... pas plus que dans ceux des organismes satellites de la ville, dont la bien-connue pour ses pertes et finalement si mal connue SEMARELP, et moins encore à l’Office Public de l’Habitat et à Levallois Habitat.


Cela témoigne d’une volonté d’opacité clairement réaffirmée par le Maire, qui ne se cache pas de vouloir gérer la ville dans l’entre-soi de sa seule majorité municipale.

Nous ne siégerons donc que dans les rares commissions dont la loi détermine qu’elles doivent comporter des membres de l’opposition municipale.

Nouveauté notable, aucune sensibilité de gauche n’aura de place au sein du Conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), les représentants de la liste « levalloisiens avec Arnaud de Courson » ayant refusé notre présence dans cet organisme.

Enfin, le Maire a, à nouveau, délégué ses fonctions d’ordonnateur des dépenses de la ville, c’est-à-dire de payeur, à l’un de ses adjoints. Comptable de fait en raison de sa dette à l’égard de Levallois, il ne pourrait exercer ces fonctions qui consistent à payer les dépenses engagées par la ville. Il nous a épargné le grotesque d’une délégation à son épouse et première adjointe comme cela était le cas auparavant, en les confiant à son tout nouvel adjoint aux finances.

Au détour de cette délibération, nous avons appris qu’il réglait 2.900 euros par mois pour apurer sa dette et que cela devrait aboutir à un solde en 2016. Pour une dette qui remonte à une condamnation de 1997 pour l’emploi de personnel communal à son service personnel, tout contribuable apprécierait un si long échéancier...

Le Conseil s’est achevé dans une ambiance délétère, Isabelle et Patrick Balkany refaisant le match de l’élection avec l’autre droite, celle qui n’a pour seul projet que de renverser celle en place.

Le vote du règlement intérieur en début de séance qui comprend pourtant en son article 30 l’interdiction pour le public de s’exprimer ou de manifester sa présence par des actes ou interventions de quelque nature que ce soit a été, pour cette occasion, allégrement piétinée par des supporters des deux camps peu enclins au respect de leurs adversaires politiques.


Quoi qu’il en soit 6 ans d’opposition, 6 ans de combats, 6 ans de propositions nous attendent. C’est dans un contexte malheureusement sans surprise que nous mèneront notre action.

Anne-Eugénie FAURE

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