samedi 4 juin 2016

TOUS COMPLICES ?

Notre député-maire cumule... une nouvelle mise en examen. « Déclaration mensongère de patrimoine », présument les juges. « Fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive », étaient les précédents délits évoqués.
 
Dans la même période, madame la première adjointe reconnaissait avoir menti à la justice et devait se soumettre à une caution de pas moins d’un million d’euros.
 
Pendant ce temps, monsieur le député-maire voyait son immunité parlementaire levée et son passeport repris.
 
Déjà, en 1996, ces deux-là avaient été condamnés pour « prise illégale d’intérêt » à une
peine d’emprisonnement avec sursis, et à l’inéligibilité pour monsieur.
 
Décidés à faire valoir le bien commun et l'intérêt des Levalloisiens, nous avons proposé au
Conseil municipal de voter un blâme à l'encontre du maire.
 
La majorité LR/UDI/PCD a unanimement rejeté cette proposition, et la prétendue opposition de droite ne l'a pas votée.
 
Nous avons donc été les seuls à voter ce blâme contre le maire au nom des valeurs de notre République face à Jean-Yves CAVALLINI, Sophie DESCHIENS, Jérôme KARKULOWSKI, Klaudia LAFONT, Bertrand PERCIE du SERT, Sylvie RAMOND, Stéphane DECREPS, Laurence
BOURDET-MATHIS, Christian MORTEL, Danièle DUSSAUSSOIS, Philippe LAUNAY, Olivia
BUGAJSKI, Pierre CHASSAT, Isabelle COVILLE, François-Xavier BIEUVILLE, Eva HADDAD,
David-Xavier WEISS, Agnès POTTIER-DUMAS, Bertrand GABORIAU, Frédéric ROBERT, Anne-
Lucie JEUDI DE GRISSAC, Anne-Catherine AUZANNEAU, Frédéric BELOT, Alain ELBAZ,
Martine ROUCHON, Giovanni BUONO, Ingrid DESMEDT, Philippe MOISESCOT, Ghislaine
KOUAMÉ, Lionel PENNERATH, Déborah ENCAOUA, Fadi ABOU-HANTOUS, Fabienne DELHOUME, Isabelle PEREIRA, Daniel PETRI, Karine VILLY, Jacques POUMETTE, Arnaud DE
COURSON, Frédérique COLLET, Michel GRALL, Nathalie MOTTEZ, Stéphane GEFFRIER,
Séverine LEVY et Catherine VAUDEVIRE.
 
Ces élus se rendent-ils complices par intérêt personnel ou bien par seule lâcheté ?
 
La majorité LR/UDI/PCD fut également complaisante face aux explications du maire lors du dernier Conseil municipal concernant l’épais rapport de la Chambre régionale des comptes qui pointait du doigt des comptes « ni sincères, ni réguliers », un déficit non comptabilisé de 117 millions d’euros, ainsi que de graves irrégularités dans la gestion des ressources humaines et dans la passation des marchés publics.
 
Ces élus attendent-ils une mise sous tutelle de la ville pour se désolidariser du clan Balkany ?
 
Il sera alors bien trop tard !
 
« Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre."
Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire

dimanche 1 mai 2016

Fusion 92 et 78 : discret mariage au parfum d’entre-soi ?


Moins d’un an après les dernières élections départementales, le Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick DEVEDJIAN, a initié à la surprise générale, avec son homologue des Yvelines, l’union de leurs deux départements et des sociétés d’économie mixte de développement local qu’ils dirigent. L’un comme l’autre comptent parmi les plus riches départements de France.

 

Ainsi, l’établissement public de coopération interdépartemental (EPCI) Hauts­-de-­Seine et Yvelines fait ses premiers pas. Sans concertation aucune. Les habitants, les personnels concernés, pas plus que les élus n’ont eu l’honneur ou l’avantage d’être consultés sur la création de cette structure juridique commune qui rassemblera plus de trois millions de citoyens ! On rétorquera qu’à notre époque, en matière d’union, la consultation n’est plus une obligation légale et que les économies d’échelle envisagées font que l’alliance s’annonce fructueuse. A voir.

 

Plus sérieusement, comment justifier le rapprochement entre ces deux édiles, celui des Hauts-de-Seine en tête ? Des projets politiques personnels inavoués plus ambitieux que la Métropole du Grand Paris se cacheraient-ils dans le trousseau ?

 

Ce mariage arrangé, loin de toute mésalliance avec un département plus modeste, devra finalement être validé par décret en Conseil d’Etat, sans aucune cohérence territoriale, sans appui des populations, sans fondement historique.

 

Quels sont les bénéfices pour Levallois-Perret dans cette fusion ? Nos conseillers départementaux, témoins de ce mariage, et qui n’en sont pas à leurs premiers mandats, ont-ils seulement défendu nos intérêts avant de porter un toast en l’honneur des futurs époux ? A défaut de consultation du conseil municipal sur le sujet, nous aurions pu au moins espérer qu’il en soit informé, sinon quelle serait pour eux l’utilité de cumuler des mandats de conseillers municipaux et départementaux ? Il était sans doute plus confortable et plus intéressant personnellement pour la suite de prêter allégeance, sans faire de vague, à l’autre Patrick des Hauts-de-Seine.

 

Sous le voile de la mariée se cache bel et bien un affront à la démocratie maquillé en mariage de raison. Mais qu’importe, pourvu que l’on reste entre-soi.

vendredi 1 avril 2016

Quand on aime on ne compte pas (avec l'argent des autres bien sûr)

Dans son dernier rapport d'observations sur Levallois, la Chambre régionale des comptes, juridiction financière parfaitement indépendante, a relevé de graves irrégularités sur les exercices et comptables des budgets 2007 et suivants de notre ville.


La Chambre dénonce des comptes « ni sincères, ni réguliers ».

Pourtant, les règles budgétaires et comptables qui s'imposent aux collectivités locales servent à garantir aux citoyens et aux contribuables la bonne gestion de l'argent public. Nous n’avons jamais cessé de dénoncer l’opacité de l’information fournie au Conseil municipal lorsqu’il doit se prononcer sur les orientations budgétaires ou voter le budget de la Ville.

 

Les mensonges de la majorité LR/UDI/PCD en matière comptable avaient-ils pour but de dissimuler une gestion désastreuse et une faillite évidente ? La majorité aurait en effet minoré la dette de la ville de 117 millions d'euros ! Dans le même temps, elle a accordé des heures supplémentaires au-delà du maximum légal et des primes injustifiées (et elles aussi illégales) à ses plus proches directeurs, passé des marchés publics que la Chambre qualifie de douteux, notamment celui avec Bygmalion qui aurait été « irrégulièrement exécuté tandis que les prestations sont incertaines ». S’ajoute une délégation de service public à LEVAPARC dans des conditions si favorables que son Directeur parvient à obtenir un salaire mensuel de 12.000 € par mois, versé par une société d’économie mixte détenue majoritairement par la Ville, ce qui pose évidemment question.


La réponse scandaleuse fournie par la mairie n'a apporté aucune explication à ces irrégularités identifiées par la CRC.

 

Nous ne cautionnons pas ce calcul malhonnête bafouant les règles de la République et constatons surtout qu’il s’avère mauvais ! La situation financière de Levallois est plus que préoccupante et la Chambre appelle à réduire le train de vie de la Mairie.


Derrière cette « insincérité des comptes » et ces gaspillages, il nous faut comprendre que les hausses d'impôt (+ 10 % du taux de la taxe d'habitation et de taxe foncière en 2015) et des tarifs municipaux viennent toujours ponctionner davantage les Levalloisiens en contrepartie de services qui se réduisent (fermeture de la bibliothèque Gabriel Péri, manque d'ATSEM à l’école maternelle, manque de cars pour les transports scolaires,...).

 

En nous appuyant sur l'article 110 de la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe), nous proposerons au Conseil municipal que notre ville soit candidate auprès du Ministre chargé des collectivités territoriales pour expérimenter des « dispositifs destinés à assurer la régularité, la sincérité et la fidélité des comptes des collectivités territoriales et de leurs groupements ».

 

Ainsi que la CRC a pu le constater, notre ville a été « créative » en matière de gestion pendant 30 ans. Essayons maintenant d’innover dans le bon sens !

samedi 27 février 2016

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur Levallois, Intervention d'Anne-Eugénie Faure lors du Conseil municipal du 15 février 2016

Monsieur le Maire, manifestement la fuite de ce rapport vous inquiète plus que l'hémorragie dans les comptes de la ville ?

 
Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les élus du Conseil municipal,

Mesdames et Messieurs les membres de la majorité municipale, c’est à vous que je m’adresse principalement ce soir.
 

"les comptes de Levallois-Perret entre 2007 et 2013 présentent 117 millions d'euros d'anomalies, durant cette même période les charges réelles de fonctionnement ont été multipliées par 3 tandis que les produits ont baissé et la capacité d'autofinancement nette demeure négative depuis 2010, cette absence de maîtrise des charges de fonctionnement a donc conduit à recourir massivement à l'emprunt. La dette est ainsi passée de 155 millions d'euros en 2000 à 595 millions d'euros en 2013."

(477 millions fin 2014)

Voici la conclusion de la Chambre régionale des comptes dans son rapport.


Depuis que je siège au sein de ce Conseil Municipal, depuis 2008, je n’ai cessé de vous alerter sur le fait que les comptes de Levallois sont insincères, que les procédures sont irrégulières, que la situation financière de notre ville est catastrophique, que notre ville est gérée par un clan et pour un clan.

Aujourd’hui, ce n’est plus seulement nous qui le disons, c’est la Chambre régionale des comptes, après des mois de travail sur les finances et le fonctionnement de Levallois.

 Ce ne sont pas, comme M. le Maire tente de le faire croire des partisans d’un bord politique, ce sont des magistrats indépendants, compétents. Ils vous avaient déjà épinglés en 2009, sous un gouvernement que l’on ne peut pas qualifier d’hostile à votre personne ni à votre tendance politique.

Toutes les collectivités locales font l’objet de rapport des Chambres régionales, jamais aucun n’a été aussi lourd que celui consacré à notre ville.

Aussi lourd car les recommandations faites en 2009 n’ont pas été suivies, aussi lourd car dans tous les domaines contrôlés les mêmes irrégularités et de nouvelles sont relevées.

 
Je me souviens en 2009, Madame Balkany m’avait demandé avec condescendance ce que faisaient les magistrats de la CRC s’ils constataient des illégalités. Elle se targuait ainsi que le Parquet n’ait pas été saisi à l’époque.

Eh bien désormais il l’est.

Car la situation de notre Ville est telle que des enquêtes sont en cours et que la tutelle préfectorale doit déjà être à l’étude.

 
Parmi tous les points relevés par la CRC je n’aborderai que les principaux, (à moins bien sûr que M. le Maire ne me laisse la parole 2 heures pour tous les aborder):

  • L’état catastrophique des finances et l’insincérité des comptes administratifs ;
  • La gestion des RH, les cargaisons d’heures supplémentaires et les primes touchées par les grands directeurs en heures supplémentaires illégales ;
  • Le fonctionnement opaque des associations financées par la ville pour démembrer ses services ;
  • Les procédures douteuses de passation des marchés publics, pour certains leur exécution irrégulière et leurs prestations incertaines.

 
Les seules vraies questions qui se posent, c’est combien de temps cela va encore durer et qui va payer pour tout cela ?

 

Monsieur le Maire Adjoint aux Finances, Monsieur le Maire Adjoint aux Associations, allez vous continuer à laisser la ville gérer ses services via des associations subventionnées qui ne sont soumises à aucun contrôle et laissent apparaître des anomalies de gestion que tous les levalloisiens supportent ?

Monsieur le Maire Adjoint au personnel, cautionnez vous toutes les irrégularités relevées tant dans les recrutements que dans les rémunérations du personnel municipal ?

 
Monsieur le Maire va partir, ce n’est qu’une question de temps. Mais vous, vous resterez et vous serez comptables de son bilan !

 
Alors, entrons dans le détail de ce rapport :

  1. Finances
-          Les documents fournis comme celui du Débat d'orientation budgétaire que nous critiquons tous les ans pour son insuffisance font l’objet de la même appréciation par la CRC (p. 18)

-          Les comptes produits par la commune comportent des anomalies significatives

-          117 millions de déficit sur 3 exercices ne sont pas apparus dans les documents financiers soumis au Conseil et déposés en Préfecture ( ce sont des provisions pour risques pour  la majeure partie qui auraient dû apparaître pour la sincérité des exercices présentés)

Vous avez beau nous expliquer que ce ne sont que des écritures comptables, c’est une question de transparence et de respect des règles comptables.

-          Les comptes de notre commune ne sont ni sincères, ni réguliers

 -          La SEMARELP fragilise les finances de la ville : si les ZAC ont un solde final déficitaire, il sera à la charge de la ville. Et pour le moment, elles sont toutes déficitaires.

Les Conseillers municipaux siégeant au Conseil d'administration ne font pas leur travail de rapport au Conseil municipal pendant qu’ils touchent de 7.000 à 11.000 € de jetons de présence tous les ans. (p. 19)
 
-          Nos marges de manœuvre financière sont considérablement réduites par votre gestion.

-          Notre capacité d’autofinancement n’a cessé de se réduire.

-          Le refinancement des emprunts toxiques dont vous nous aviez affirmé qu’ils n’existaient pas à Levallois a coûté 17,5 millions €. (p. 27 et 72)

-          Les impôts locaux sont bien plus élevés qu’ailleurs.

-          Les entreprises quittent la ville. (p. 60)

 
En conclusion sur la fiabilité des comptes de la commune, la Chambre indique

« les comptes ne donnaient pas l’assurance d’être sincères ni réguliers et ils ne reflétaient pas l’image fidèle de la situation financière et patrimoniale de la commune et du résultat de gestion ». (p46)

 
Et en réponse à cette situation :


2.      Les ressources humaines

-          La masse salariale augmente et cette augmentation est énorme en 2014 + 5,6 % (année d’élection).

 
-          Certains grands directeurs touchent des primes indues par exemple, ils ont  touché 1000 € par mois d’heures sup illégales (p. 82) et la Chambre invite à ce qu’ils remboursent.

 
-          Certains employés 336 sur les 2700 de la commune font entre 25 et 135 heures sup tous les mois, en particulier parmi vos proches où là on dépasse toutes les fantaisies, alors que la législation ne prévoit pas plus de 220 heures par an, soit 18,3 heures par mois. (p.84)

 
-          Les policiers municipaux bénéficient par contrat de 25 heures supplémentaires chaque mois, automatiquement, qu’elles soient faites ou non (p. 85)

 
3.      La gestion sous forme de délégation aux associations que nous dénonçons avec force est pointée du doigt.
 
-          18 millions d'euros par an pour des associations paramunicipales dont le fonctionnement est complètement opaque, aucun rapport sérieux au Conseil municipal. Les conseillers municipaux qui siègent dans les Conseils d'administration n’appartiennent qu’à la majorité.

Je vous les cite Levallois découverte, Levallois Communication, Levallois Culture, Levallois Information.

Aucune n’a le fonctionnement d’une réelle association : il n’y a pas d’adhérent, les bureaux sont composés de vos amis politiques ou de proches des élus de votre majorité.

Quant au LSC, le dernier rapport de la CRC du mois de juin 2015 avait déjà pointé l’interventionnisme démesuré de la Mairie sans aucun respect des règles de fonctionnement légal d’une association indépendante.


-          Vous employez un collaborateur qui est à la retraite de la fonction publique sur le compte d’une association comme conseiller aux relations internationales auprès du maire financé par une association paramunicipale (appelée Comité de jumelage, puis Comité d’échanges et de relations internationales et aujourd’hui Comité de développement économique et d’échanges internationaux de Levallois (CODEEIL)) dont nous dénonçons depuis des années le fonctionnement : 150.000 € de subvention municipale par an, la totalité de son budget.

Déjà, lorsqu’elle avait un budget de moitié inférieur, les missions qu’elles remplissaient étaient tellement opaques que vous commettiez un copier-coller du même rapport tous les ans pour lui attribuer la même subvention.

Puis cette subvention a doublé pour pouvoir permettre à cette association de salarier et défrayer votre collaborateur.


4.      Venons en maintenant aux marchés publics, qui doivent faire l’objet de procédure répondant à l’intérêt des habitants, pour déterminer le mieux disant au meilleur coût, en toute transparence et dans le respect de l’égalité entre les candidats.

 
-          Plusieurs marchés publics sont pointés comme ayant été passés dans des conditions plus que douteuses : l’entretien des bâtiments municipaux selon une procédure qui n’a permis de n’avoir que le choix d’une seule entreprise, mais aussi les réparations de véhicules effectuées sans procédure,

et en particulier un autre marché, le marché Bygmalion,

Je viens de lire votre interview dans le Parisien qui a été mise en ligne pendant votre exposé, n’allez pas nous dire que si ce n’était pas Bygmalion on n’en parlerait pas.
Cela voudrait dire en substance que ce marché n’est déploré que parce qu’il a été passé avec une société qui a attiré l’attention sur elle dans différentes affaires judiciaires et de financement politique.

La question est de savoir s’il est conforme à l’intérêt des levalloisiens ou pas.

Mais il s’avère que l’analyse des offres a été orientée, les rapports d’analyse des offres plusieurs fois modifiés.
Et les prestations facturées et payées dont nous avions tous constaté l’indigence et le caractère politique dédié à l’UMP lors du Conseil municipal de juin 2014 interrogent également la Chambre.

Selon elle, le marché BYGMALION a été « irrégulièrement exécuté tandis que les prestations sont incertaines ».

 


En conclusion sur la situation de notre ville, les magistrats de la Chambre rappellent que toutes les collectivités locales sont soumises aux mêmes contraintes budgétaires. Vous n’avez pas anticipé ni modifié votre gestion.

Maintenant, il va falloir réduire le train de vie, comme le conseille la chambre.

 
Et choisir comment le faire, car c’est là que les levalloisiens vous attendent : allez vous continuer à réduire les services, à augmenter les tarifs et les impôts pendant qu’une gestion aussi désordonnée règne en mairie ?

 

Alors mesdames et messieurs les membres de la majorité municipale, allez vous encore donner quitus à ce Maire qui gère aussi mal la ville et qui vous entrainera inexorablement dans sa chute ?

Alors mesdames et messieurs les membres de la majorité municipale, allez vous encore donner quitus à ce Maire qui fait de notre ville la risée de la France entière.


Monsieur le Maire va partir, ce n’est qu’une question de temps. Vous resterez et serez comptables de son bilan.

mardi 2 février 2016

Un an de Conseils de quartier, premier bilan


Il aura fallu 13 ans pour qu’une demande portée par l’opposition de Gauche à Levallois depuis 2001 se réalise. Que le temps est long dans la ville du bien vivre !
 
Finalement, les premiers Conseils de quartier ont été mis en place par la majorité LR/UDI/PCD en 2014. Reste maintenant à savoir si ces Conseils de quartier sont bien des lieux de démocratie participative comme cela est prévu par la loi.
 
Pour nous le Conseil de quartier est une instance permettant aux citoyens de participer de manière réelle à la vie municipale. Son objectif doit être de permettre à ses membres d’appréhender les enjeux concrets de la vie de leur quartier et d’émettre des propositions pour l’améliorer.
 
A Levallois, tous les Présidents de Conseils de quartier sont des Adjoints au Maire, imposés par lui.
Ils sont autant de commissaires politiques qui portent la voie de leur maitre dans chacun des 4 Conseils.
 
Aucun élu de l’opposition municipale n’est membre, ni invité, pas plus que les Levalloisiens qui doivent se contenter des rares comptes rendus de réunions publiés sur le site Internet de la ville.
Seul le Président peut convier une personnalité extérieure, qui peut se révéler être un de ses collègues Adjoint au Maire.
 
Ajoutons à cela le collège des personnalités qualifiées qui comporte déjà tous les bons amis du Maire dont l’ancien directeur général de la SEMARELP mis en examen comme lui, et avec qui il a interdiction d’entrer en contact dans le cadre de leurs contrôles judiciaires respectifs : quelle ouverture pour débattre et faire des propositions, lorsque tous les intervenants sont pour porter la bonne parole municipale et vous charger de la diffuser ensuite !
 
Il nous apparaît indispensable que les Conseils de quartier :

- jouissent d’une certaine autonomie vis-à-vis de la Mairie ;
- bénéficient de budgets participatifs ;
- fixent librement leur ordre du jour ;
- élisent leur Président et leur bureau ;
- décident de la fréquence des réunions ;
- disposent de la possibilité de porter un sujet de débat à l’ordre du jour du Conseil
municipal ;
- puissent inviter toute personne qu'ils jugent nécessaire à leurs débats ;
- et écrire aux Levalloisiens.
 
Au lieu de cela, nous avons une parodie de démocratie participative, à l'image de la démocratie locale Levalloisienne actuelle... Qui est étonné ?

vendredi 1 janvier 2016

Que souhaiter pour Levallois en 2016 ?


Les cadeaux généreusement offerts par la majorité municipale à son électorat à peine déballés (avec nos impôts), nous voilà déjà en 2016. Le groupe “une autre histoire pour Levallois” présente ses meilleurs voeux à tous les Levalloisiens pour cette nouvelle année.

 

Celle qui s’achève aura été surprenante à plus d’un titre au niveau local !

 

Notre Député-Maire et sa majorité auront tout d’abord réussi l’exploit de faire figurer Levallois dans le peloton de tête des augmentations de taxes locales, tout en maintenant notre ville confortablement installée en première place de la dette par habitant. C’est sans doute également cela, cette exception Levalloisienne qui nous distingue si fortement des villes voisines.

 

Saluons aussi le stoïcisme de la droite, qu’elle appartienne à la majorité ou se prétende d’opposition, devant le déferlement des affaires, venues de tous horizons, qui ont entaché la réputation de Patrick Balkany, mais surtout sali celle de Levallois et des levalloisiens. Une droite unie et solidaire qui aura courageusement fait front face au vote d’un blâme contre Patrick Balkany demandé par le groupe “une autre histoire pour Levallois” lors d’une séance de conseil municipal très animée, comme à l’accoutumée.

 

Que souhaiter de plus pour cette nouvelle année 2016 ?

 

Le respect de la République ? Pourrons-nous cette année espérer que ne se reproduire pas l’affront fait à la République et à ses élus lors du Conseil municipal du 16 novembre, trois jours après les attentats au cours duquel le maire a refusé toute prise de parole autre que la sienne après ce drame national, préférant accuser le Gouvernement de tous les maux ?

 

Le respect de tous les élus ? Les interventions de l’opposition en conseil municipal, si durement obtenues, seront-elles cette année écoutées dans leur totalité par notre Député-Maire sans que nos micros ne soient coupés ?

 

Le respect du contribuable ? La transparence dans l’utilisation des deniers publics sera-t-elle enfin au rendez-vous ? Quel que soit le gouvernement en place, les rapports de la Chambre Régionale des Comptes soulèvent inlassablement, année après année, de nombreux points d’inquiétude dans la gestion de l’argent du contribuable par la municipalité.

 

Si Patrick Balkany n’a pas l’intention de faire mieux cette année qu’en 2015, il serait enfin temps qu’il mette un terme à son mandat. Son agenda judiciaire l’aidera certainement à surmonter le désoeuvrement que rencontrent beaucoup de nouveaux retraités.

mardi 1 décembre 2015

Levallois, abeille... ou cigale ?

Notre Maire et sa majorité expliquent aux enfants et à leurs parents que les sorties scolaires n'auront pas lieu faute de cars disponibles. «Un car coûte cher, et avec ce gouvernement qui ponctionne notre richesse pour donner aux pauvres, on ne peut plus s'en sortir» nous expliquent-ils. Quelle honte ! Notre ville a les moyens sinon d'acheter des cars, au moins d’en louer le temps des sorties scolaires. Cela implique de faire des choix de dépenses: Bygmalion, Teddy Riner, ou un car scolaire pour nos enfants ?

Notre ville dispose des ressources fiscales parmi les plus abondantes du département. Malgré cela, Levallois reste la ville la plus endettée de France. La majorité LR UDI PCD dirigée par Patrick Balkany fait en effet peser sur la Ville une dette abyssale qui représente 8000 euros par habitant.

Pour justifier cette dette abyssale, le Maire et sa majorité nous expliquent que Levallois, ville riche, pourra sans risque honorer sa signature.

Ces mêmes personnes nous expliquent aussi que cette richesse ne permet pas de maintenir les impôts et la qualité de l'offre de services. Le coupable serait l'Etat socialiste qui accablerait la France depuis 2012.

Notre maire, aussi député depuis bien trop longtemps (il semble souvent l’oublier, tout comme les séances de l’Assemblée nationale), a pourtant voté toutes les lois de finances des gouvernements Fillon provoquant une explosion de la dette publique de plus de 600 milliards d'euros en 4 ans.

Il ne fallait pas être devin pour voir que l'Etat devrait un jour faire des économies pour rétablir ses comptes et serait amené à solliciter les collectivités locales.

Certes, les dotations d'Etat à Levallois ont baissé. Notre Maire et sa majorité, s'en surprennent et s'en choquent. Quelle mauvaise foi ! La cigale a dilapidé toute la fortune des Levalloisiens durant l'été, et échoue maintenant à mettre en place une gestion saine, préférant augmenter les impôts comme elle l'a toujours fait (ponction de 5 millions d'euros par an sur les ménages et les entreprises avec la taxe de balayage et augmentation de 10 % des taxes d'habitation et foncières).

Monsieur le Maire, ne vous cachez plus derrière les économies du gouvernement, assumez vos responsabilités: par votre gestion, vous avez mis la ville en banqueroute, et vous imposez aujourd'hui un plan de rigueur qui ne fait que commencer !