mardi 15 octobre 2019

A Levallois, la taxe d’habitation est toujours là, et elle augmente

Les élections municipales de 2014 à peine achevées, la majorité municipale avait augmenté les impôts locaux de 10 %. Pourtant, M. BALKANY nous avait seriné pendant toute la campagne que les finances de Levallois étaient « saines et enviables » !

En 2018, il a remis cela en supprimant les abattements sur la taxe d’habitation qui a de ce fait supporté une nouvelle hausse de 10 %.

 
Pour 2019, vous venez encore de constater le résultat à la réception de vos avis d’imposition : malgré les annonces du gouvernement de diminution voire de suppression de la taxe d’habitation d’ici à 2023, Levallois continue de faire subir à ses contribuables une taxe d’habitation record.

 
50 % des foyers fiscaux levalloisiens sont désormais exonérés de taxe d’habitation (contre 80 % en France).


Pour faire face à la perte surestimée à 7 millions d’euros de taxe d’habitation sur les 33 millions d’euros qu’elle avait rapporté en 2017, la majorité municipale a augmenté lourdement cette taxe pour ceux qui continuent de la payer en diminuant tous les abattements facultatifs.
 

Résultat, les recettes de taxe d’habitation sont passées à 37 millions d’euros, soit plus qu’avant la réforme, et de surcroit l’Etat a compensé la perte qui avait été estimée sur les anciennes bases.

 
Autant dire qu’en prenant d’un côté à l’Etat, de l’autre aux levalloisiens qui paient encore la taxe d’habitation, la majorité a fait un coup-double terriblement préjudiciable aux habitants.

 
Depuis sa cellule, le Maire n’a pas pu tout mettre sur le compte de l’Etat cette fois.
 
Gageons qu’avec sa Première Adjointe assurant sa suppléance, condamnés tous deux à de la prison ferme pour fraude fiscale, ils ne doivent pas mesurer les conséquences de la politique fiscale qu’ils mènent à l’encontre des contribuables respectueux, eux, des lois de la République.

Il est temps que cette vaste comédie se termine et que Levallois reprenne une vie paisible avec une gestion rigoureuse et saine, dans le respect de tous ses habitants.
 
Rétablir la capacité financière de notre ville sans augmenter les impôts et sans toucher aux services à la population est possible. Encore faut-il remettre en cause le système mis en place au profit de quelques-uns.

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

Violences faites aux femmes : où en est-on à Levallois ?


Plus d’une centaine de femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l’année 2019.

Le temps où l’on nommait cela un crime passionnel dans la rubrique « faits divers » est heureusement révolu. Désormais chacun sait qu’il s’agit de féminicides : ces femmes ont été tuées en raison de leur condition féminine.
 

Au-delà des mots, les pouvoirs publics se sont emparés de cette question depuis plusieurs années : des procédures judiciaires urgentes d’éloignement du conjoint violent et d’attribution du domicile à la femme victime ont été créées, un numéro d’alerte d’urgence a été mis en place, les acteurs sociaux ont été formés au recueil de la parole…

Mais il manque encore tant de moyens financiers pour que ce système imaginé afin d’éviter le pire soit complètement efficient. Cet argent est nécessaire :

-       pour qu’il y ait plus de Juges et de Greffiers pour tenir plus audiences urgentes et rendre des ordonnances de protection des victimes ;

-       pour que les décisions de justice d’éloignement du conjoint violent et d’attribution du logement à la victime puissent être exécutées par la force publique ;

-       pour que les services de Police et de Gendarmerie aient les effectifs suffisant et les moyens de recueillir la parole des femmes victimes ;

-       pour que tous les médecins, magistrats, forces de l’ordre, acteurs sociaux suivent une formation obligatoire en la matière ;

-       pour que tous les jeunes soient sensibilisés à cette question et au devoir de dénoncer les faits de violence dont ils ont connaissance.

 
Les communes peuvent prendre leur part dans ce combat. Nous avons demandé à plusieurs reprises que Levallois mette à la disposition des victimes des appartements relais. Deux ou trois suffisent dans une ville de la taille de la nôtre. Ils permettraient de recueillir en urgence une femme victime de violence avec ses enfants si elle en a, le temps que la décision judiciaire intervienne.

Cela nous a toujours été refusé.

 
Dans l’extrême urgence sociale, Levallois pourrait aussi être exemplaire, en ouvrant des places pour les femmes sans domicile fixe au relais de sans-abris rue Anatole France. Dormir dans la rue est évidemment facteur d’un risque supplémentaire de violences.

Nous demandons cela depuis plus de 15 ans. Quand serons-nous entendues ?

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

lundi 2 septembre 2019

Pour de nouvelles mobilités à Levallois

La mobilité est au cœur des préoccupations des Levalloisiens. Chacun doit pouvoir se déplacer dans la ville, en partir et y revenir dans de bonnes conditions de confort, de régularité et de sécurité.
 
Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et de la protection de la santé des citoyens, il serait temps que la Mairie accompagne et encourage le développement des « nouvelles mobilités » : covoiturage, report sur les transports en commun, modes de déplacement actifs ou véhicules propres.
 
Malheureusement, pour toute réponse à notre demande de mise en place d’un plan de déplacement, concerté avec nos voisins, tenant compte de tous les modes de déplacement, avec de véritables pistes cyclables sécurisées, nous obtenons la traditionnelle rengaine de l’homme politique du 20ème siècle : « les gens veulent rouler en voiture. Restreindre l’usage de la voiture est une atteinte aux libertés individuelles ». Au passage, le Maire ne manque pas d’égratigner le travail de la Maire de Paris Anne Hidalgo qui réaménage Paris pour en faire une ville à la pointe du développement durable.

 Penser à la santé des habitants de notre ville et des villes alentours et vouloir la préserver, serait une atteinte à la liberté individuelle…de rouler en voiture.
 
Voilà aussi pourquoi, plutôt que de réfléchir à des règles de circulation des deux roues ou gyroroues électriques dans le plan de déplacement à venir, la municipalité décide purement et simplement d’interdire les trottinettes électriques en location à Levallois.
 
Il y a eu un accident épouvantable lié à la grave et fatale imprudence d’un conducteur de trottinette électrique. Cela devrait surtout nous inciter à réglementer ce mode de circulation, former les utilisateurs, les réprimer en cas de mise en danger d’autrui, sensibiliser les piétons et les automobilistes, pour que cette circulation soit réellement douce pour tous.
 
Penser développement durable, c’est aussi pousser les entreprises de location de deux roues à adopter un traitement respectueux de leurs salariés, et soutenir la recherche appliquée pour sortir de l’exploitation des métaux rares, et extrêmement polluants, comme le lithium.
 

Circuler mieux ensemble, c’est comme vivre mieux ensemble, cela nécessite de la concertation et une certaine ouverture d’esprit qui manque à une équipe sur le déclin.

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

jeudi 30 mai 2019

Pour une ville solidaire et durable : faisons entrer Levallois dans le 21ème siècle

Si notre ville a subi la désindustrialisation puis amorcé un virage vers le tertiaire dans les années 1980, force est de constater qu’elle accuse aujourd’hui le coup et n’est pas entrée dans le 21ème siècle.

Levallois connaît en effet la densité de population la plus forte en Europe. Cet état de fait n’est pas sans conséquences sur notre qualité de vie, et ce d’autant plus qu’aucune politique innovante n’est menée en manière d’aménagement de l’espace et de la circulation. Nous vivons dans une ville des années 70-80 où la voiture est reine, les trottoirs étroits, les immeubles toujours plus massifs.

Face à ce constat la majorité LR/UDI/PCD met en avant l’argument, qu’elle veut imparable, du ratio coût/équipements et services disponibles. En clair plus on est nombreux moins les services coûtent chers par habitant. Ce pourrait être vrai si le niveau d’imposition locale n’était pas parmi les plus élevés du département et en constante augmentation.

Autre constat alarmant, la politique du tout voiture et celle d’une densification immobilière toujours plus forte interdisent le développement de toute circulation douce digne de ce nom. Trottoirs trop étroits, absence de piste cyclable, quartier piéton réduit à quelques centaines de m², espaces verts insuffisants au regard de la population municipale etc.

Si le tout voiture résulte d’une vision rétrograde assumée, le tout immobilier est lui la conséquence de la cavalerie financière de notre municipalité qui, pour financer ses dépenses de fonctionnement insoutenables, a mis en place ce système pervers du toujours plus de construction, gage de rentrée d’argent, par le biais de la SEMARELP ainsi que par les rentrées fiscales nouvelles des entreprises et des ménages. En clair, tant que je peux vendre du droit à construire, je pourrai gaspiller l’argent des Levalloisiens, quitte à leur rendre la vie impossible.

Face à cela, nous proposons un moratoire sur les constructions avec, à chaque fois que cela est possible, un retour de l’espace public aux Levalloisiens au travers d’espaces verts, d’équipements culturels qui font cruellement défaut à Levallois (nouvelle bibliothèque, cinéma d’art et d’essai, résidence d’artistes, etc). Ce nouvel aménagement urbain doit également intégrer des zones piétonnes étendues et des zones mixtes, et promouvoir les modes de circulation doux. Levallois s’étend sur un petit territoire qui permet à chaque personne valide d’assurer tous ses besoins sans véhicule motorisé, profitons-en pour en faire un exemple de ville douce, solidaire et durable.

 Anne-Eugénie Faure - PS

Dominique Cloarec – EE-LV

www.autrehistoirelevallois.fr

 

jeudi 18 avril 2019

Gestion Balkany : enfin le procès


Depuis des mois, les élus de la majorité enchaînent les tribunes dans le journal municipal (c’est-à-dire aux frais des Levalloisiens) pour le clamer haut et fort : le procès du Maire et de sa première adjointe – qui débutera le 13 mai au Tribunal correctionnel de Paris – ne serait qu’une affaire privée.

 

Pourtant, le couple Balkany a un lien avec la SEMARELP, au cœur de ce procès, Société d’économie mixte dirigée par la majorité municipale qui nous demande aujourd’hui de regarder ailleurs. Devrions-nous oublier qu’Isabelle et Patrick Balkany s’y sont succédés au poste de Président ? Devrions-nous aussi passer sous silence que Jean-Pierre Aubry, également renvoyé devant le Tribunal Correctionnel, a été Directeur de Cabinet du Maire puis Directeur Général de la SEMARELP au temps des faits poursuivis ?

 

Aurions-nous la naïveté de croire que le Cheikh Al Jaber, celui qui avait projeté d’édifier des tours à Levallois et n’en a jamais payé les droits à construire, celui qui n’a jamais non plus réglé les 20 millions d’euros que sa société avait été condamnée à verser à Levallois, est sans aucun lien avec notre ville ? Il est pourtant soupçonné du financement d’une villa marocaine louée – roulements de tambour – à la famille Balkany ! L’homme est prévenu du chef de corruption. Une affaire privée ? Vraiment ?

 

Selon l’équipe Balkany, qui signe, solidaire et au grand complet, il ne s’agirait que d’une « simple affaire de fraude fiscale ». Cette expression seule fait bondir : Comment des élus osent-ils traiter avec légèreté le fait de ne pas régler l’impôt quand on le vote et qu’on le fait payer à ses concitoyens ?

 

Si la théorie de l’affaire privée sans lien avec la ville ou l’innocence des prévenus est retenue par la Justice, ils auront été clairvoyants. Si les conclusions des magistrats sont différentes, il sera alors légitime de se demander si c’est la naïveté ou la complicité qui aura motivé leurs affirmations. Ils devront en tout cas en tirer les conséquences.

 

Vous avez du mal à croire à tout cela ? Nous vous invitons à vous faire votre propre opinion : les audiences sont publiques et le Tribunal est désormais desservi directement par le Tram depuis la Porte d’Asnières. Vous pourrez entendre les faits, rassemblés par des Juges compétents et indépendants, et vous constaterez que la Ville aurait dû se constituer partie civile pour obtenir l’indemnisation du préjudice causé aux levalloisiens qui sont bel et bien concernés.

mardi 16 avril 2019

Conseil municipal du 15 avril 2019 : Intervention d'Anne-Eugénie Faure sur le compte adminsitratif 2018 de la Ville de Levallois


Chers Collègues, Monsieur le Maire,
 

Nous votons le compte administratif exceptionnellement tôt cette année. Nous l’avons toujours voté fin juin lors du dernier conseil avant l’été. Mais vous me direz, à période exceptionnelle pour notre ville, calendrier exceptionnel.


Ce compte administratif est à l’image des derniers, une tentative de démonstration d’une bonne gestion là où il ne faut malheureusement constater qu’une tentative de réparation des dommages causés par une gestion passée dans un contexte plus contraint aujourd’hui.

 
La ville de Levallois est désormais à l’arrêt. Après des années à détruire des immeubles, vendre le foncier, construire de toujours plus de logements et de bureaux, construire des équipements, surdensifier pour que le schéma tienne jusqu’à épuisement du foncier, dans une sorte de cercle infernal, nous nous retrouvons sans marge de manœuvre, dans un contexte financier plus contraint, pour nous tourner vers l’avenir.

 
Cela n’intéresse peut-être déjà plus le Maire mais le constat d’une absence d’investissement, d’une absence de politique visionnaire tournée vers le développement durable de Levallois se fait sentir.

 
Ce n’est pas faire offense à notre collègue en charge de l’environnement qui s’escrime à vouloir inscrire notre ville dans une démarche écologique, que de constater que Levallois est dans une démarche de guichet de service et pas encore dans l’ère de la ville durable.

 
Pour le moment, le seul objet de la politique municipale retracée dans ce compte administratif, c’est de faire tenir le système :

-          En augmentant les impôts sur les habitants : + 10 % en 2015 de taxe d’habitation et de taxe foncière et cela a continué en 2018 avec la suppression des abattements sur la taxe d’habitation pour les ménages qui la payaient encore à plein.

C’est tout de même assez symbolique de constater qu’alors que la politique de suppression de la taxe d’habitation est en marche, à Levallois, la stratégie fiscale de la majorité a conduit à augmenter le produit de la taxe d’habitation de 3,5 millions d’euros (+ 10 % encore) là où cette taxe devait diminuer avant d’être supprimée.

Le mécanisme, je l’ai déjà décrit : la suppression des abattements pour les ménages qui paient encore la TH à plein permet sans augmenter le taux, d’augmenter le produit de la taxe de 3,5 millions d’euros.

C’était assez cocasse de voir les élus de la majorité communiquer sur les réseaux sociaux sur le maintien d’un taux au même niveau que les années précédentes pour laisser croire à une bonne gestion, quand en réalité ils augmentent les impôts locaux par d’autres biais.

 
-          Et le meilleur est qu’ensuite, la ville obtient la compensation de la prétendue perte de taxe d’habitation fondée sur la suppression d’une partie de la population la moins riche qui a vu sa taxe d’habitation diminuer.

C’est-à-dire que nous touchons la compensation de l’Etat pour une perte de recette en taxe d’habitation que nous n’avons pas subie.

 
Quand on entend ce discours rabâché à longueur de séances du Conseil sur l’injustice que l’Etat nous ferait depuis les politiques de péréquation mises d’ailleurs en place sous une majorité parlementaire à laquelle M. le Maire appartenait sous le gouvernement Fillon, c’est assez paradoxal.

La péréquation, c'est ce qui permet aux villes les plus en difficulté, celles qui sont éloignées des centres urbains et de l'emploi, qui accueillent la population la moins favorisée, de bénéficier de la solidarité des villes comme la nôtre. C'est la solidarité. Mais cela, vous continuez de le refuser.
 

Pour faire tenir ce système, il fallait aussi se désendetter. Rappelons :

-          que la dette avait atteint 900 millions d’euros,

-          qu’elle nous coûtait 25 millions d’euros d’intérêts par an

-          et que si son encours a diminué notablement en 7 ans, c’est parce que la SEMARELP dont on reparlera, a vendu le foncier qu’elle avait acquis à crédit.

 
C’est la dette SEMARELP qui était conjoncturelle qui s’est résorbée par la vente du foncier.

Mais il reste ensuite la dette structurelle, celle de la ville, qui ne diminue que peu : 38 millions d’€ sur l’année dernière pour atteindre encore 347 millions d’euros, ce qui nous place encore en tête des villes les plus endettées de France par habitant.

 
Et pour cette « dette-ville », nous n’avons plus de schémas comme ceux sur lesquels vous vous étiez engagés les années précédentes avec ces colonnes qui tendaient vers le 0. En 2017, vous nous aviez indiqué que la durée résiduelle était de 9 ans. Qu’en est-il aujourd’hui ?

 
Vous avez maintenant renégocié avec les banques les échéances de remboursement, « reprofilé » la dette comme nous dit l’Expert municipal en la matière, ce qui permet désormais de dégager de la marge de manœuvre financière : là où nous aurions dû rembourser 55 millions en 2018, nous en avons remboursé 38.

Mais à quel prix, nous ne le savons toujours pas.

Ce que nous savons c’est que le rééchelonnement permet l’étalement de la dette, mais le coût de cette renégociation nous est tu et l’échéance finale de la dette également.

 
Je vous le redis et il était assez savoureux d’entendre l’habile Monsieur LAUNAY nous dire en commission qu’un banquier explique évidemment à une personne qui renégocie son emprunt quelle sera son économie finale, alors que pour une ville qui brasse des centaines de millions d’euros comme Levallois, son banquier ne le ferai pas.

Car cette dette continue de coûter tous les ans aux levalloisiens qui en paient les intérêts : 12 millions d’euros en 2018.

 

Les projets immobiliers avortés laisseront des traces, pas seulement dans les annales judiciaires. Rappelons ici la condamnation à payer 20 millions d’euros à la ville par le Cheikh Al Jaber, le promoteur des tours fort heureusement jamais construites.

Cela représente plus d’une année d’intérêts et il aurait été de bonne gestion que la ville tente de récupérer cette somme en se constituant partie civile lors du procès qui s’ouvre le 13 mai.

 

Il faut à cet instant souligner les économies faites sur la masse salariale. Je salue le travail des fonctionnaires dévoués aux levalloisiens qui font leur possible pour maintenir le service public avec moins de moyens. Il est toujours difficile de déterminer les services qui seront touchés par le non-remplacement des collègues partant en retraite mais je sais que les employés municipaux font leur possible pour assurer au mieux leur mission.

Leurs efforts sont à contrebalancer avec la politique de délégations de politiques sectorielles à des associations paramunicipales qui sont financées par la ville pour externaliser la politique sportive, la communication, la politique culturelle, les voyages et sorties et sont gérées dans la plus grande opacité. (Présence des seuls élus de la majorité dans les Conseils d’administration) La Chambre régionale des comptes l’a pointé à chaque rapport.

 

Il faut tout de même noter que les budgets de ces associations ont diminué de 10 à 20 % ces dernières années et que les sections sportives, leurs entraineurs et leurs bénévoles ont été mises rudement à contribution pour cela au LSC par exemple.

Mais cela est à mettre en rapport avec les années de dépenses inconséquentes pour s’offrir l’image de sportifs de haut niveau pour des 100aines de milliers d’euros sans réel apport à la ville, ou des manifestations sportives qui ont fait des bides, et enfin une équipe de Basket professionnel dont la subvention municipale augmente pour sa part de 33 % entre 2017 et 2018, passant de 1,650 millions d’euros à 2,3 millions d’euros.

 
Le timing de ce CA 2018 est finalement assez intéressant puisque nous allons nous prononcer sur l’exécution du budget 2018, que nous n’avons pas voté contrairement à l’ensemble de la majorité municipale à l’aube d’une échéance judiciaire. La même majorité va, je n’en doute pas, vous donner une dernière fois quitus de votre gestion Monsieur le Maire.

Il ne sera plus temps après de s’en dédire mes chers collègues.

mardi 2 avril 2019

Budgets participatifs : et si les levalloisiens décidaient


L’actualité est formelle : les Français veulent plus de démocratie. Le Grand Débat aurait pu être l’occasion d’une vraie démocratie participative, mais il a surtout été l’occasion d’une campagne pour LREM aux frais du contribuable.

Un peu partout en France, des initiatives de démocratie participative ont déjà fleuri. Comme bien souvent, ce sont les collectivités locales qui les organisent pour que les citoyens prennent en main leur avenir par des initiatives créatives sur le plan économique, social ou encore environnemental.

Depuis 2008, nous avions demandé que soient créés des conseils de Quartier à Levallois-Perret. Ils ont été finalement mis en place en 2014. Ils devaient être un espace de parole citoyen et libre, qui soit force de proposition. Il n’en a hélas rien été. Les adjoints de la majorité en charge contrôlent les questions, le choix des intervenants et sont loin d’observer le devoir d’objectivité qui leur incombe. Une antenne de propagande des troupes de M. Balkany, voilà ce qu’ils en ont fait.

Plusieurs villes de France ont instauré des budgets participatifs. Des villes proches de la nôtre l’ont déjà expérimenté : La-Garenne-Colombes, Montreuil, par exemple, et bien sûr Paris. En tout ce sont 14 villes du 92 qui se sont lancées. Il s’agit dans un premier temps de permettre aux habitants de soumettre des projets en ligne à partir d’un budget débloqué par la municipalité : amélioration du cadre de vie, aménagements, végétalisation, espaces de solidarité… Les idées ne manquent pas ! Des idées qui viennent du terrain, du vécu et des compétences de chacun. Puis les habitants sont invités à voter pour les projets proposés. Ceux qui ont obtenu le plus de suffrages peuvent être ensuite débattus au Conseil Municipal et inscrits au budget primitif de la ville pour l’année suivante.

Nous avons soumis plusieurs fois l’idée d’une telle expérimentation à Levallois-Perret, mais les élus de la majorité s’y opposent catégoriquement. Ce serait « illégal ». On en rirait presque quand on sait QUI s’insurge de l’illégalité (toute théorique) de ce qui est fait de l’argent du contribuable. Une fois de plus, la parole est confisquée aux Levalloisiens, ainsi que leur droit de regard sur ce qui est fait de l’argent de leurs impôts.