samedi 1 décembre 2018

Et si on changeait d'air ?


La pollution de l'air fait 48 000 victimes par an en France. C'est le plus grand scandale sanitaire de ces dernières années. Les pics de pollution se succèdent, rien ne change.

Nicolas HULOT nous a appelés au sursaut par sa démission du gouvernement, en dénonçant le poids grandissant des lobbies. Le signal est clair : il faut maintenant mener une politique des grands pas vers une société durable.

Depuis, la première mesure phare mise en place par le gouvernement est l’augmentation des taxes sur le diesel.

Son choix de n’orienter que 19 % de la fiscalité carbone à la transition énergétique est à la fois injuste socialement et inefficace écologiquement. Sans le financement d’alternatives, les personnes dépendantes de leurs voitures pour leurs déplacements continueront de s’en servir. Cette fiscalité ne permettra donc pas de baisser les émissions de CO2. A cela s’ajoute l’injustice sociale car ce sont les plus pauvres qui ressentiront le plus violemment les hausses du prix du carburant.

Nous ne sommes pas des partisanes de l’automobile individuelle, loin de là. Nous soutenons toutes les initiatives tendant à réduire son utilisation là où l’on peut mettre en place des solutions alternatives. Mais il y a tant à faire avant de pénaliser les français qui parfois vivent dans des zones sans transports publics, sans services publics de proximité, sans hôpital, sans école,…

A Levallois, si des initiatives locales existent nous devons être plus ambitieux pour devenir une ville durable et sociale. Nous en sommes encore loin : pas de pistes cyclables dignes de ce nom, pas de parkings à vélos pour les habitants alors que les sociétés en développent en leur sein, pas de plateforme de covoiturage,… Il manque encore une vision stratégique de la mobilité et du développement durable.

A ce titre il nous faut maintenant un plan local de déplacement qui intègre toutes les mobilités : transports en commun, individuels, deux roues, déplacements piétons, gyroroues et trottinettes, vélos,…. Il en va du confort de tous et de la sécurité.

L’écologie est une nécessité, elle peut être joyeuse, fondée sur la personne humaine, la justice et l’innovation.

Sur cette note d’optimisme pour l’avenir, nous vous souhaitons à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

jeudi 1 novembre 2018

Un centenaire pour l'Europe


Le 11 novembre prochain, la France célébrera le centenaire de l’armistice de 1918 qui mit fin au premier conflit mondial.

 

A Levallois, cette commémoration sera l’occasion de l’inauguration du parcours mémoriel au cimetière. Porté par le Souvenir français et unanimement soutenu par le Conseil municipal, il permettra de transmettre la mémoire de Levalloisiens engagés durant la Grande guerre et l’histoire de celles et ceux dont les vies ont été marquées par ce conflit.

 

Cent ans après la fin de cette guerre fratricide, nous souhaitons inscrire cette commémoration dans une perspective européenne. Les tensions qui traversent les Etats européens nous rappellent que la paix durement acquise n’est pas immuable.

 

Comment promouvoir la paix en Europe quand nos décideurs politiques locaux et nationaux placent leurs intérêts avant ceux des citoyens ? Quelle construction européenne espérer alors ?

 

Localement, est-il nécessaire de rappeler les affaires d’une majorité en grande difficulté et la banqueroute de la ville qui contraint le maire à augmenter les impôts locaux pour contenir l’hémorragie budgétaire.

 

Sur le plan national, nous déplorons que la majorité LREM confisque le débat sur l’Europe en l’enfermant dans un affrontement caricatural avec l’extrême-droite et l’extrême-gauche, son seul objectif étant de gagner les élections de 2019. Il y aurait d’un côté LREM seule protectrice de l’Europe et des libertés, face à l’extrême droite nationaliste et la gauche anti-européenne.

 

Pourtant, élues municipales de gauche et écologistes, fermement européennes, nous sommes convaincues qu’il faut porter de nouvelles lignes directrices pour une Union européenne qui n’a pas satisfait les espérances. Quel est son bilan en matière de maîtrise d’un capitalisme de plus en plus prédateur, d’harmonisation fiscale, de droits sociaux, de transition écologique, de politique migratoire ?

 

Son absence d’ambition sur ces sujets laisse les peuples inquiets face aux tumultes du monde. L’alternative à une Union ultralibérale et antisociale et à une Europe déconstruite par le fracas nationaliste existe. Elle se construit sur les enjeux climatique et énergétique pour donner à l’Europe un nouveau souffle économique, et sur un traitement humain et durable de la question migratoire.

 

Anne-Eugénie Faure – PS

Dominique Cloarec – EE-LV

www.autrehistoirelevallois.fr

lundi 8 octobre 2018

Augmentation de la taxe d’habitation : Balkany vous présente la note de sa gestion.

Lors du vote du budget 2018, nous nous étions élevées contre l’augmentation vertigineuse et non-assumée de la taxe d’habitation par la municipalité.

Le gouvernement a décidé en 2017 l’exonération de cette taxe pour les contribuables les moins aisés. Dans le même temps, il s’est engagé, pour l’année 2018, à compenser la perte de recette que cela occasionnerait aux communes. 

Nous savons qu’il faut rester prudent sur le maintien de cette compensation pour les années suivantes tant le gouvernement Macron inflige des hausses de contributions teintées d’injustice.

A Levallois-Perret, 50 % des foyers sont désormais exonérés de taxe d’habitation (contre 80 % en France).


 
Pour faire face à la perte estimée de 7 millions d’euros de taxe d’habitation sur les 33 millions d’euros du budget de Levallois en 2017, la majorité municipale a décidé, non de diminuer son train de vie, mais d’augmenter lourdement cette taxe pour ceux qui continuent de la payer.

Pour cela, elle a diminué tous les abattements facultatifs.


Ainsi, les 50 % de Levalloisiens qui paient encore la taxe d’habitation voient son montant augmenter et se répartissent entre eux le paiement des 7 millions d’euros de diminution de recette.

 
Rappelons que la Ville va toucher le même montant en compensation de l’Etat, de sorte qu’elle réussit à augmenter ses rentrées en cumulant la taxe d’habitation augmentée et sa compensation.


Un coup astucieux terriblement malhonnête.

 
Attendez-vous à ce que le Maire vous explique que tout cela n’est pas sa faute mais celle du gouvernement. Comme d’habitude, il fait porter la responsabilité de sa gestion calamiteuse des 35 dernières années sur l’Etat.

 
Dans le même temps, loin de maintenir le niveau de service, il en augmente les tarifs.

 
Après avoir été qualifiés d’oiseaux de mauvais augure pendant des années, force est de constater que ce que nous redoutions arrive : la ville ne peut plus faire face au niveau de service qu’elle a payé pendant des années en vendant son foncier qui est épuisé. Elle fait payer la note de son imprévoyance aux levalloisiens.

 

Et pourtant, nous proposons une autre politique, fondée sur l’amélioration de la performance de la gestion municipale et sur une nouvelle allocation des ressources. Les choix de dépenses et d’organisation actuels occasionnent surcoûts et gaspillages au détriment du rapport qualité/prix du service rendu aux Levalloisiens.

Il est possible de rétablir la capacité financière de notre ville sans augmenter les impôts et sans toucher aux services à la population. Encore faut-il remettre en cause le système mis en place au profit de quelques-uns.

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV

samedi 8 septembre 2018

Et si Levallois s’écrivait un nouvel avenir ?


L’affluence était faible au dernier Conseil municipal avant l’été. Sans doute qu’assister à un cirque sous la direction d’un prestidigitateur dont les tours sont tous éculés ne fait plus recette.

L’étiolement de l’adhésion autour de la majorité Balkany ne témoigne pas simplement d’un rejet de pratiques individuelles, il révèle également un doute : les Balkany ont fait le Levallois des années 2000. Il faut maintenant écrire la suite et inventer le Levallois de 2030.

Le statu quo devient la nouvelle devise municipale ! Aucun projet n’est à l’étude à l’exception de  la course à la construction, pour engranger plus de rentrées fiscales et entretenir l’existant. Une sorte de course en avant au bétonnage en attendant que le couperet de la justice s’abatte sur le Maire et sa Première Adjointe !

 

Face à cette perspective moribonde, nous vous redisons notre engagement pour faire de Levallois la ville du 21ème siècle. Nous voulons une ville de Levallois prospère, innovante, inclusive, solidaire et culturelle. Levallois devra conjuguer prospérité économique, solidarité et préservation de l’environnement. Des espaces verts, aux transports en passant par la rénovation du bâti, par de nouveaux espaces collectifs culturels, sportifs et d’éducation populaire mais aussi des lieux d’innovation à l’instar de la Station F Levallois doit devenir un exemple de développement durable.

La faillite financière de la majorité ne doit pas nous arrêter. Elle commande innovation et audace. Nous sommes prêtes à relever le défi car la mauvaise gestion n’est pas une fatalité et l’avenir des Levalloisiens vaut mieux que la satisfaction dogmatique des ultras libéraux. 

Aussi nous dénonçons la mauvaise gestion de notre dette, refinancée dans des conditions opaques. Nous rejetons catégoriquement la nouvelle hausse de la taxe d’habitation qui va s’abattre sur les ménages levalloisiens qui continueront de la payer à la rentrée.  La réforme des pratiques ne doit pas se faire sur le dos de la qualité des services ni par le racket des Levalloisiens.

Chaque conseil municipal est l’occasion de défendre vos intérêts et de porter une perspective d’avenir.  Venez nous soutenir. C’est vous qui déciderez de l’avenir de Levallois. Nous, nous vous le proposons républicain c'est-à-dire innovant, social et fraternel.

Anne-Eugénie FAURE – PS

Dominique CLOAREC -EE-LV

vendredi 15 juin 2018

"Et bien chantez maintenant "

Avec le printemps est arrivé à Levallois le temps des préinscriptions pour les activités de la rentrée 2018. Certains mélomanes remarqueront la suppression des cours de composition musicale classique,  de chansons, de musiques de films,...

Stéphane Decreps, adjoint au Maire à la Culture, a invoqué des raisons budgétaires. « La composition n’est pas ce qu’il y a de plus utile » a-t-on dit aux enseignants. Les finances de la ville sont pourtant régulièrement présentées par la majorité municipale dans ce magazine comme parfaitement maîtrisées, à coups de doubles pages savamment illustrées de graphiques.

 

Comment expliquer alors cette fermeture ? Ce ne sont pas quelques grossiers graphiques et quelques schémas fumeux voire malhonnêtes qui pourront masquer la situation catastrophique des finances de la ville : la dette faramineuse de Levallois n’est plus un secret, et ce sont tous les services aux personnes et les loisirs qui en pâtissent.

 

Faire des économies, augmenter certains tarifs, cela pourrait s’entendre si ces décisions étaient justes et équilibrées, résultant d’un projet global soigneusement réfléchi.

 

Ces cours de composition ne comportaient pas moins d’effectifs que les cours d’instruments et ne nécessitaient pas de coût matériel exorbitant (un PC et un logiciel coûtant 400 € par an, utilisés par tous les élèves). Leur suppression s’est donc faite pour d’obscures raisons, sans aucune consultation.

Ces classes étaient rares en France et participaient au rayonnement de notre ville, de son Conservatoire, de la créativité de ses élèves et de leurs professeurs.

Pourtant M. Decreps l’a vociféré au dernier conseil municipal : il assume pleinement cette décision.

 

Une façon de procéder qui n’a rien de nouveau ! Car c’est bien toute la Culture à Levallois qui est moribonde.

Comment oublier la fermeture de la bibliothèque Gabriel Péri en 2015 ? La méthode fut la même : précipitation, absence de communication, arguments bancals. « Vive la dématérialisation ! » nous avait-on dit. M. Decreps va-t-il à présent proposer des cours de composition en ligne via la coquille vide qui sert d’application mobile à la ville ? Ou via son site Internet lent comme de la mélasse en hiver ?

Voilà qui serait le point d’orgue d’une lente érosion : celle de services rabotés, du Sport amateur délaissé, d’une Culture bradée.

jeudi 10 mai 2018

Au héros Arnaud Beltrame, Levallois reconnaissante !


A l’instar de la devise de la Gendarmerie nationale, à Trèbes, le 23 mars 2018 le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, confronté au terrorisme islamiste, s’est engagé sans réserve Pour la patrie, l'honneur et le droit. Son courage et son sens du devoir auront permis de sauver une vie et peut-être de relever et rassembler une nation en proie au doute.
 
Comme l’a admirablement dit le député Jean-Luc Mélenchon, «  le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a remis le monde humain en ordre (...) Il a assumé la primauté d'un altruisme absolu : celui qui prend pour soi la mort possible de l'autre, illustrant ainsi les valeurs de foi et de philosophie auxquelles il était attaché personnellement. En ce sens, le lieutenant-colonel Beltrame est un héros de la condition humaine ».
 
Devenu héros national, promu à titre posthume au grade de colonel de la gendarmerie nationale et élevé au rang de commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur le nom d’Arnaud Beltrame, selon les mots du Président de la République devient celui de l’héroïsme français, porteur de cet esprit de résistance qu'est l’affirmation suprême de ce que nous sommes.
 
Pour que cette mort ne reste pas vaine, sachons tous en tirer les leçons pour relever la Nation et la rassembler dans la République. Levallois-Perret doit, comme toutes les communes de France, s’interroger sur la manière dont elle pourra faire entrer le colonel Arnaud Beltrame dans sa propre histoire.
 
Elues socialistes et écologistes, la Nation et la République au cœur, nous proposons que Levallois, sous réserve de l’accord de sa famille, donne le nom du colonel Arnaud Beltrame à une voie publique ou à une école de la ville, pour rappeler l’acte de courage et de dévouement du colonel Arnaud Beltrame Pour la patrie, l’honneur et le droit, et pour l’humanité toute entière debout face à la barbarie.

mercredi 4 avril 2018

Donner la priorité au sport pour tous à Levallois.


Loin de s’opposer, le sport professionnel et le sport amateur sont censés se compléter : les professionnels montrent la voie de l’excellence, les amateurs passionnés par leurs performances apprennent et les soutiennent.

A Levallois, il en est malheureusement autrement.

Le Maire a deux danseuses : le basket professionnel et la boxe.

Les Levalloisiens aiment leurs associations sportives, leurs sections du Levallois-Sporting-Club, les bénévoles et les entraineurs qui leur permettent de pratiquer leur sport favori. Mais le sport professionnel ne leur occasionne qu’un coût, pour une image qui n’est pas toujours flatteuse. L’identification à l’équipe de basket est faible, nonobstant ses performances. Quant à la boxe, sa dernière soirée a fini en bagarre entre spectateurs, détérioration du matériel et du parking du Palais des Sports Marcel Cerdan.

Ainsi, alors que la subvention municipale que va recevoir le LSC pour le sport amateur sera de 4,2 millions d’euros en 2018, en diminution de 20 % par rapport aux années précédentes, la subvention au Levallois Metropolitan, club de basket professionnel, atteint 2,3 millions d’euros, en hausse de 77% !

C’est un choix municipal, alors que les adhérents du LSC se plaignent chaque jour un peu plus du manque de renouvellement du matériel, de la diminution des moyens alloués aux sections sportives, laissant les bénévoles et les entraineurs s’escrimer chaque jour à leur permettre de progresser en sécurité avec de faibles moyens.

Et ça n’est pas fini ! Le LSC va maintenant louer un local commercial pour ouvrir une boutique et vendre du matériel de sport technique siglé « Levallois ». Pour ce coût nouveau (loyer + salariée), on attend avec impatience le business plan !

L’opposition étant toujours empêchée de siéger au Conseil d’administration du LSC, nous n’en saurons pas plus mais apprécierons certainement, tout comme vous, le résultat.