samedi 2 février 2019

Travail du dimanche : savoir dépasser les idéologies

Chaque délibération du Conseil municipal portant sur le travail du dimanche dans les commerces levalloisiens donne lieu à un débat trop souvent caricaturé par le Maire et sa majorité municipale hurlant à la querelle des anciens et des modernes. Qui s’en étonne ?

Nous sommes visiblement les seules à nous soucier des personnes appelées à travailler le dimanche dans les boutiques ouvertes, au bénéfice de ceux qui ont, eux, les moyens et le loisir de consommer.

Les grands chantres du travail du dimanche sont en général ceux qui ne travaillent pas ce jour, ou les étudiants et salariés mal payés qui voient leur rémunération un peu revalorisée ce jour par obligation légale.

Les autres préféreraient être entre amis ou en famille, au rythme de la société qui s’arrête de travailler et d’acheter le dimanche. Ce sont par exemple ces parents qui profitent d’une journée complète avec leurs enfants, qui vont se promener avec eux, les accompagnent à des activités culturelles ou sportives, rendent visite à leurs propres parents, ou restent simplement chez eux pour profiter d’un moment d’intimité.

Si les responsables politiques soutiennent cette démarche de consommation et de services quotidiens, ils doivent alors en assumer les conséquences : tant pour les agents des services publics (policiers, pompiers, agents municipaux de permanence, agents hospitaliers, bibliothécaires…), les médecins et infirmières de garde, et tous les salariés (vendeurs et plus souvent vendeuses) ou libéraux qui doivent parfois travailler le dimanche, il faut ouvrir des crèches et des centres de loisirs pour accueillir leurs enfants. Pourquoi les enfants de ceux qui travaillent sur un rythme classique seraient pris en charge par la collectivité et ceux des travailleurs du dimanche devraient être laissés à un tiers ou à un membre de la famille ?

Il faut également veiller à ce que les salariés continuent de bénéficier de deux jours de repos consécutifs permettant une réelle coupure avec leur semaine de travail.

Il en va de l’égalité des citoyens dans les services publics, mais également de la responsabilité de ceux qui veulent que chaque jour de la semaine puisse donner lieu à des achats et de la consommation, ne se souciant ni de l’empreinte écologique de cette consommation débridée, ni du sort de ceux qui les servent.

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

jeudi 10 janvier 2019

Père Ubu et Mère Ubu


On croit rêver : voilà notre Maire et sa première adjointe partis en guerre contre la fiscalité, c’est-à-dire contre le principe constitutionnel issu de la Déclaration des droits de l’Homme du consentement à l’impôt au regard de ses facultés contributives.

Les Français qui peinent à boucler leurs fins de mois et les Levalloisiens dont ils augmentent les impôts locaux se pincent pour ne pas rire… ou pleurer.

 
Ainsi, Patrick Balkany se porte en héraut des opposants à la fiscalité nationale et à la péréquation qu’il a lui-même votée quand il était député. Tout en augmentant les impôts des Levalloisiens. Logique.

Et Isabelle Balkany soutient les « gilets jaunes » qui travaillent et paient leurs impôts mais ne s’en sortent plus, dans des zones dépourvues de services publics et de transports en commun. De qui se moque-t-on ?

 
Nous ne nous attarderons pas sur leur renvoi devant le Tribunal correctionnel de Paris pour 6 semaines de procès en mai/juin 2019 pour (entre autres !) des faits de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale. Présomption d’innocence oblige.

 
Mais déjà, le Tribunal administratif de Rouen s’est prononcé par un jugement du 20 novembre 2018 (dont il peut être fait appel par l’intéressée) affirmant que «L’administration apporte la preuve de manœuvres frauduleuses » de Madame Balkany. Le Rapporteur Public avait rappelé, alors qu’elle demandait une dispense des frais de pénalités et de retards, que « L’intéressée n’a jamais fait connaître à l’administration fiscale, avant l’examen de sa situation personnelle, ni l’existence de l’importante donation dont elle a bénéficié en 1995, ni la détention dès 1997 de la totalité des parts d’une société immatriculée dans un État étranger n’ayant pas signé d’accord d’échanges de renseignements avec la France avant 2009».

 
Quand on prétend soutenir ceux qui peinent à payer leurs impôts, il faut déjà payer les siens, prendre sa part de l’effort collectif ! Faute de quoi, on est disqualifié pour prendre position sur la question et pour voter l’impôt des autres. Evidemment notre duo légendaire n’a pas l’éthique nécessaire pour mesurer combien cette situation est ubuesque. Les « courageux » élus de leur majorité non plus, puisqu’ils espèrent chacun être adoubés et, en attendant, votent  comme un seul homme l’augmentation de l’indemnité du Maire.

 
Laissons statuer la Justice en continuant de porter une autre voix pour Levallois : celle de la Justice sociale et fiscale.

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

mardi 18 décembre 2018


Intervention d'Anne-Eugénie Faure sur le budget primitif de la Ville de Levallois pour l'année 2019
 

Monsieur le Maire, chers Collègues,

Je remercie les services administratifs qui ont formulé ce budget dans un contexte contraint tant par la situation nationale que par la situation financière de notre ville.

Je voudrais rappeler à ce stade, comme je l’ai fait en début de séance, que les services administratifs sont composés de fonctionnaires, qualifiés et dévoués au service des levalloisiens et que, lorsque nous formulons des critiques sur la politique municipale qu’ils mettent en musique, nous ne les mettons pas en cause en tant que compositeurs de cette musique. Pour être claire, quand nous critiquons les attributions de concessions, nous n’attaquons pas le service de la commande publique, quand nous critiquons la situation financière de la ville et la stratégie financière de la municipalité, nous n’attaquons pas le service financier.

Nous portons notre position sur la politique conduite par le Maire et la majorité municipale qui en sont les responsables.

Et c’est également la raison pour laquelle lorsque nous exposons notre position, nous attendons que le Maire et les élus nous répondent, et non pas qu’ils fassent répondre les administratifs, sauf à interrompre pour cela la séance du Conseil municipal.

 

Ce budget 2019 est dans la droite ligne du précédent : la gestion de l’existant, l’arrêt des investissements, un faible désendettement contrairement à ce qui nous avait été annoncé pendant des années.

Tout cela, selon la majorité municipale, en raison de la péréquation, de la baisse des dotations de l’etat (DGF) et de l’atteinte à l’autonomie des collectivités locales avec l’exonération partielle de taxe d’habitation pour 50 % des habitants de Levallois dans une perspective de suppression totale.

Vous nous avez donc parlé de la baisse de la DGF qui entre 2013 et aujourd’hui est passée de 9 millions d’euros à 0. Sur un budget de 263 millions d’euros, cela n’apparaît pas structurel.

Et autant dire qu’on pourrait croire à votre fable si la ville de Levallois n’était pas encore endettée bien au-delà de l’entendement, avec 374 millions d’euros fin 2019 alors que tous vos tableaux de présentation depuis des années, tendaient à démontrer un désendettement facile et rapide dont les levalloisiens n’avaient pas lieu de s’inquiéter. Rappelons que la moyenne d’endettement pour les communes de notre strate est de 1146 euros par habitant quand nous sommes à 5768 euros par habitant.

En fait, vous avez profité des opérations de cession de la SEMARELP pour tenter de faire croire à un rythme de désendettement très rapide, en ne présentant que les premières années de remboursement et en mettant toujours de côté la dette résiduelle, structurelle, ou à long terme, liée au fonctionnement de la ville de Levallois, à son train de vie qui ne se résorbe pas si aisément.

Cette dette est devenue tellement lourde pour nos finances que vous avez décidé de la reprofiler. La reprofiler veut dire, sous un vocable un peu ambiance « les Experts », la renégocier pour en allonger les délais de remboursement.

Je maintiens qu’il serait respectueux de la démocratie et des levalloisiens, que le Conseil municipal soit informé du coût final de ces opérations de renégociation et du gain en terme de marge de manœuvre que cette renégociation nous permet chaque année.

Nous pourrions ainsi nous faire un avis sur le fait de savoir si ces renégociations constituent de la cavalerie face à l’impossible désendettement de Levallois ou s’il s’agit d’une mesure de saine gestion de la dette.

A ne rien nous dire, vous créez un doute légitime.

 

Doute qui est d’autant plus légitime lorsque l’on constate avec quelle dextérité Levallois va réussir malgré toutes vos plaintes, à avoir une augmentation de ses recettes fiscales en 2019 : passant de 175,2 millions d’euros à 182,5 millions. Soit 4 % de plus.

 

Pour cela, Levallois va quand même réussir l’exploit technique d’augmenter ses recettes en taxe d’habitation, alors que le gouvernement a décidé sa diminution de 30 % et à terme son exonération pour 50 % de la population de notre ville.

 

Pendant que l’Etat choisi de dégager du pouvoir d’achat par ce biais, qui peut donner lieu à débat, Levallois maintient son rendement en taxe d’habitation, voire l’augmente, avant même de comptabiliser la compensation annoncée par l’Etat, cela en supprimant les abattements dont bénéficiaient les contribuables.

 

Ainsi, sur le fondement d’une comparaison des recettes de taxe d’habitation dans les budgets primitifs, en 2019 ces recettes vont passer de 32,8 millions d’euros à 38 millions d’euros, soit une augmentation de 15 %.

Vous venez de nous expliquer que finalement, le réalisé en taxe d’habitation serait de 37,2 millions d’euros en 2018. Le réalisé 2019 sera sans doute bien plus important que ce que vous annoncez.

 

Alors dans le même temps quand je lis que vous soutenez les français qui peinent à payer honnêtement leur contribution aux charges de l’Etat, permettez-moi de sourire un peu.

 

Enfin, il faut rappeler que Levallois se situe dans les communes les plus chères des Hauts-de-Seine en terme de TH, 14ème sur 36, si l’on en croit le dernier comparatif consécutif à la réforme de la TH. Nous sommes donc parmi les communes les plus chères du département par foyer fiscal à 947 euros par foyer, là où la moyenne départementale est de 867 euros par foyer.

 

Malgré ces ressources fiscales, nous sommes contraints de ne plus investir quand les autres villes continuent de se rendre attractives par la mise en place de nouvelles politiques d’amélioration de la qualité de vie.

Les dépenses d’investissements passent de 137 millions d’euros en 2018 à 60 millions d’euros en 2019, inscrits au budget primitif.

Car investir, ce n’est pas que construire de gros équipements et y apposer le nom du Maire sur une plaque, c’est aussi et régulièrement réaliser des travaux dans les bâtiments municipaux, dans les écoles, pour leur permettre de bien vieillir et qu’ils continuent de rendre le service attendu par eux des levalloisiens, mais aussi réaliser des aménagements du territoire, comme de la voirie.

Il est regrettable que la situation de la ville ne permette plus de politique d’investissement.

 

Enfin, sur des points plus techniques, je note :

 

Sur les charges de personnels : effectivement elles sont en très légère baisse et vous indiquez dans la note de synthèse « Les charges de personnel représentent 40,05% des dépenses réelles de fonctionnement contre une moyenne nationale de la strate à 59,4% »

Cette comparaison n’est pas très pertinente car on compare des choux et des carottes.

Une comparaison du ratio missions/effectif doit se faire à périmètre comparable, or notre ville a choisi d’externaliser une part significative de ses activités à des associations para municipales qui emploient elles-aussi du personnel et qui échappent au contrôle de l’assemblée délibérante de la collectivité.

Il serait intéressant que nous ayons cette visibilité sur le personnel des associations paramunicipales : Levallois-Sporting-Club, Levallois Découverte, Levallois Communication, Levallois culture,…

 

Concernant l’autofinancement, malgré  la forte pression sur les dépenses de personnel, et l’accroissement des recettes fiscales du fait de la hausse de la taxe d’habitation et de la compensation de l’Etat,  l’autofinancement baisse de 1 million d’euros à 19,7 millions d’euros contre 20,8 estimé dans le budget primitif de 2018.

 

Et plus inquiétant encore, sur seulement 60 millions d’euros d’investissements inscrits à ce budget primitif (contre 137 millions en 2018), 11 sont financés par la cession d’actifs, dont la vente du foyer Lorraine en 2019, soit 18 %.

Il ne s’agit pas d’un financement pérenne, mais seulement d’un financement par la vente du patrimoine. Que ferons-nous quand il n’y en aura plus du tout ?

 

Et puis nous avons en tête la jurisprudence de la vente de l’immeuble Antonin Raynaud budgété à un prix bien supérieur en décembre 2017 que ce qu’il a été réellement vendu en 2018.

Sommes-nous sûrs que ce sera finalement le prix de cession ?

J’aimerais comprendre ce qui va advenir du foyer Lorraine, la résidence pour personnes âgées à l’angle de la rue de Lorraine et de la rue Jules Guesde.

 

Concernant le budget du sport, la subvention du Levallois-Sporting-Club a diminué depuis quelques années 6 millions d’euros en 2013, pour atteindre aujourd’hui 4 millions d’euros.

J’aimerais comparer cette subvention avec celle du basket pro qui est de 2,3 millions d’euros et que nous nous interrogions collectivement sur les arbitrages dans le domaine du sport et sur ce qu’attendent les levalloisiens de l’emploi de leurs impôts :

veulent-ils employer d’excellents sportifs professionnels pour un intérêt peu partagé et un retentissement limité, ou préfèrent-ils que nous consacrions ces 2 millions au sport amateur, aux sections sportives du LSC et des autres associations qui accueillent les enfants et les sportifs amateurs et dans lesquelles les bénévoles donnent gratuitement de leur temps avec dévouements et dans le sens de l’intérêt collectif ?

 

Ensuite, vous nous avez expliqué que la fusion des deux associations paramunicipales Levallois Information / Levallois découverte, permettrait de faire des économies d’échelles sur les coûts de fonctionnement.

Subvention Levallois découverte 2018 : 2,5 millions, Levallois Information 250.000 euros

Quelles sont les économies d’échelles par fusion des deux ? Cette année 2019 la subvention est de 2,9 millions d’euros à Levallois découverte.

Donc au total, la fusion des deux engendre une augmentation de subvention de 150.000 €.

 

Enfin, je n’ai pas vu cette année de subvention pour le comité de développement économique et d’échanges internationaux dont je dénonce le financement excessif pour des missions opaques et de peu d’intérêt local.

Est-ce à dire que depuis 10 ans, nous versions entre 90.000 et 150.000 euros par an à une association dont vous avez jugé cette année qu’elle n’avait plus lieu d’être subventionnée de cette manière ?

Je m’en réjouis mais 10 ans depuis que je suis élue à 120.000 euros de subvention en moyenne, c’est 1 millions d’euros que les levalloisiens auraient pu économiser en conservant un comité de jumelage avec une subvention raisonnable et non un organisme à l’activité opaque comme nous l’avons maintes fois démontré et dénoncé.

 

Reparlez-moi de nos 9 millions d’euros de baisse de la DGF quand vous nous aurez expliqué rationnellement comment vous arbitrez les attributions de subventions et comment vous comptez gérer la dette que votre gestion calamiteuse a causée.
 
 

samedi 1 décembre 2018

Et si on changeait d'air ?


La pollution de l'air fait 48 000 victimes par an en France. C'est le plus grand scandale sanitaire de ces dernières années. Les pics de pollution se succèdent, rien ne change.

Nicolas HULOT nous a appelés au sursaut par sa démission du gouvernement, en dénonçant le poids grandissant des lobbies. Le signal est clair : il faut maintenant mener une politique des grands pas vers une société durable.

Depuis, la première mesure phare mise en place par le gouvernement est l’augmentation des taxes sur le diesel.

Son choix de n’orienter que 19 % de la fiscalité carbone à la transition énergétique est à la fois injuste socialement et inefficace écologiquement. Sans le financement d’alternatives, les personnes dépendantes de leurs voitures pour leurs déplacements continueront de s’en servir. Cette fiscalité ne permettra donc pas de baisser les émissions de CO2. A cela s’ajoute l’injustice sociale car ce sont les plus pauvres qui ressentiront le plus violemment les hausses du prix du carburant.

Nous ne sommes pas des partisanes de l’automobile individuelle, loin de là. Nous soutenons toutes les initiatives tendant à réduire son utilisation là où l’on peut mettre en place des solutions alternatives. Mais il y a tant à faire avant de pénaliser les français qui parfois vivent dans des zones sans transports publics, sans services publics de proximité, sans hôpital, sans école,…

A Levallois, si des initiatives locales existent nous devons être plus ambitieux pour devenir une ville durable et sociale. Nous en sommes encore loin : pas de pistes cyclables dignes de ce nom, pas de parkings à vélos pour les habitants alors que les sociétés en développent en leur sein, pas de plateforme de covoiturage,… Il manque encore une vision stratégique de la mobilité et du développement durable.

A ce titre il nous faut maintenant un plan local de déplacement qui intègre toutes les mobilités : transports en commun, individuels, deux roues, déplacements piétons, gyroroues et trottinettes, vélos,…. Il en va du confort de tous et de la sécurité.

L’écologie est une nécessité, elle peut être joyeuse, fondée sur la personne humaine, la justice et l’innovation.

Sur cette note d’optimisme pour l’avenir, nous vous souhaitons à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV
www.autrehistoirelevallois.fr

jeudi 1 novembre 2018

Un centenaire pour l'Europe


Le 11 novembre prochain, la France célébrera le centenaire de l’armistice de 1918 qui mit fin au premier conflit mondial.

 

A Levallois, cette commémoration sera l’occasion de l’inauguration du parcours mémoriel au cimetière. Porté par le Souvenir français et unanimement soutenu par le Conseil municipal, il permettra de transmettre la mémoire de Levalloisiens engagés durant la Grande guerre et l’histoire de celles et ceux dont les vies ont été marquées par ce conflit.

 

Cent ans après la fin de cette guerre fratricide, nous souhaitons inscrire cette commémoration dans une perspective européenne. Les tensions qui traversent les Etats européens nous rappellent que la paix durement acquise n’est pas immuable.

 

Comment promouvoir la paix en Europe quand nos décideurs politiques locaux et nationaux placent leurs intérêts avant ceux des citoyens ? Quelle construction européenne espérer alors ?

 

Localement, est-il nécessaire de rappeler les affaires d’une majorité en grande difficulté et la banqueroute de la ville qui contraint le maire à augmenter les impôts locaux pour contenir l’hémorragie budgétaire.

 

Sur le plan national, nous déplorons que la majorité LREM confisque le débat sur l’Europe en l’enfermant dans un affrontement caricatural avec l’extrême-droite et l’extrême-gauche, son seul objectif étant de gagner les élections de 2019. Il y aurait d’un côté LREM seule protectrice de l’Europe et des libertés, face à l’extrême droite nationaliste et la gauche anti-européenne.

 

Pourtant, élues municipales de gauche et écologistes, fermement européennes, nous sommes convaincues qu’il faut porter de nouvelles lignes directrices pour une Union européenne qui n’a pas satisfait les espérances. Quel est son bilan en matière de maîtrise d’un capitalisme de plus en plus prédateur, d’harmonisation fiscale, de droits sociaux, de transition écologique, de politique migratoire ?

 

Son absence d’ambition sur ces sujets laisse les peuples inquiets face aux tumultes du monde. L’alternative à une Union ultralibérale et antisociale et à une Europe déconstruite par le fracas nationaliste existe. Elle se construit sur les enjeux climatique et énergétique pour donner à l’Europe un nouveau souffle économique, et sur un traitement humain et durable de la question migratoire.

 

Anne-Eugénie Faure – PS

Dominique Cloarec – EE-LV

www.autrehistoirelevallois.fr

lundi 8 octobre 2018

Augmentation de la taxe d’habitation : Balkany vous présente la note de sa gestion.

Lors du vote du budget 2018, nous nous étions élevées contre l’augmentation vertigineuse et non-assumée de la taxe d’habitation par la municipalité.

Le gouvernement a décidé en 2017 l’exonération de cette taxe pour les contribuables les moins aisés. Dans le même temps, il s’est engagé, pour l’année 2018, à compenser la perte de recette que cela occasionnerait aux communes. 

Nous savons qu’il faut rester prudent sur le maintien de cette compensation pour les années suivantes tant le gouvernement Macron inflige des hausses de contributions teintées d’injustice.

A Levallois-Perret, 50 % des foyers sont désormais exonérés de taxe d’habitation (contre 80 % en France).


 
Pour faire face à la perte estimée de 7 millions d’euros de taxe d’habitation sur les 33 millions d’euros du budget de Levallois en 2017, la majorité municipale a décidé, non de diminuer son train de vie, mais d’augmenter lourdement cette taxe pour ceux qui continuent de la payer.

Pour cela, elle a diminué tous les abattements facultatifs.


Ainsi, les 50 % de Levalloisiens qui paient encore la taxe d’habitation voient son montant augmenter et se répartissent entre eux le paiement des 7 millions d’euros de diminution de recette.

 
Rappelons que la Ville va toucher le même montant en compensation de l’Etat, de sorte qu’elle réussit à augmenter ses rentrées en cumulant la taxe d’habitation augmentée et sa compensation.


Un coup astucieux terriblement malhonnête.

 
Attendez-vous à ce que le Maire vous explique que tout cela n’est pas sa faute mais celle du gouvernement. Comme d’habitude, il fait porter la responsabilité de sa gestion calamiteuse des 35 dernières années sur l’Etat.

 
Dans le même temps, loin de maintenir le niveau de service, il en augmente les tarifs.

 
Après avoir été qualifiés d’oiseaux de mauvais augure pendant des années, force est de constater que ce que nous redoutions arrive : la ville ne peut plus faire face au niveau de service qu’elle a payé pendant des années en vendant son foncier qui est épuisé. Elle fait payer la note de son imprévoyance aux levalloisiens.

 

Et pourtant, nous proposons une autre politique, fondée sur l’amélioration de la performance de la gestion municipale et sur une nouvelle allocation des ressources. Les choix de dépenses et d’organisation actuels occasionnent surcoûts et gaspillages au détriment du rapport qualité/prix du service rendu aux Levalloisiens.

Il est possible de rétablir la capacité financière de notre ville sans augmenter les impôts et sans toucher aux services à la population. Encore faut-il remettre en cause le système mis en place au profit de quelques-uns.

 
Anne-Eugénie Faure – PS
Dominique Cloarec – EE-LV

samedi 8 septembre 2018

Et si Levallois s’écrivait un nouvel avenir ?


L’affluence était faible au dernier Conseil municipal avant l’été. Sans doute qu’assister à un cirque sous la direction d’un prestidigitateur dont les tours sont tous éculés ne fait plus recette.

L’étiolement de l’adhésion autour de la majorité Balkany ne témoigne pas simplement d’un rejet de pratiques individuelles, il révèle également un doute : les Balkany ont fait le Levallois des années 2000. Il faut maintenant écrire la suite et inventer le Levallois de 2030.

Le statu quo devient la nouvelle devise municipale ! Aucun projet n’est à l’étude à l’exception de  la course à la construction, pour engranger plus de rentrées fiscales et entretenir l’existant. Une sorte de course en avant au bétonnage en attendant que le couperet de la justice s’abatte sur le Maire et sa Première Adjointe !

 

Face à cette perspective moribonde, nous vous redisons notre engagement pour faire de Levallois la ville du 21ème siècle. Nous voulons une ville de Levallois prospère, innovante, inclusive, solidaire et culturelle. Levallois devra conjuguer prospérité économique, solidarité et préservation de l’environnement. Des espaces verts, aux transports en passant par la rénovation du bâti, par de nouveaux espaces collectifs culturels, sportifs et d’éducation populaire mais aussi des lieux d’innovation à l’instar de la Station F Levallois doit devenir un exemple de développement durable.

La faillite financière de la majorité ne doit pas nous arrêter. Elle commande innovation et audace. Nous sommes prêtes à relever le défi car la mauvaise gestion n’est pas une fatalité et l’avenir des Levalloisiens vaut mieux que la satisfaction dogmatique des ultras libéraux. 

Aussi nous dénonçons la mauvaise gestion de notre dette, refinancée dans des conditions opaques. Nous rejetons catégoriquement la nouvelle hausse de la taxe d’habitation qui va s’abattre sur les ménages levalloisiens qui continueront de la payer à la rentrée.  La réforme des pratiques ne doit pas se faire sur le dos de la qualité des services ni par le racket des Levalloisiens.

Chaque conseil municipal est l’occasion de défendre vos intérêts et de porter une perspective d’avenir.  Venez nous soutenir. C’est vous qui déciderez de l’avenir de Levallois. Nous, nous vous le proposons républicain c'est-à-dire innovant, social et fraternel.

Anne-Eugénie FAURE – PS

Dominique CLOAREC -EE-LV